Erasmus : retour de Cordoue - Ecole d'Assas

Erasmus : retour de Cordoue

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En février et mars 2016, Mélina Boisliveau, étudiante en troisième année (K3) à l’IFMK Assas, est partie à Cordoue (Espagne) avec une bourse Erasmus+ pour un stage en centre de rééducation faisant appel à des travailleurs handicapés dans son encadrement. Mélina a accepté de nous raconter les coulisses de son séjour.

1) Mélina, dans quelles conditions vous êtes-vous retrouvée à Cordoue ?

En fait, tout a commencé une vingtaine de jours avant le début du stage, quand Nicole Maurice, responsable du développement international de l’Ecole, est venue nous proposer, avant un cours, un stage en Espagne, dans un centre de rééducation fait par et pour des personnes handicapées, Fepamic (Federación Provincial de Asociaciones de Personas con Discapacidad Física y Orgánica de Córdoba). Comme je n’avais pas trouvé de stage en France, à la pause, je suis allée la voir pour plus d’informations et me suis portée candidate. Elle m’a expliqué que la Fepamic regroupait des patients atteints de maladies neurologiques lourdes mais que le centre avait différents pôles : de la gériatrie, un hôpital de jour et de la pédiatrie.

Du point de vue de la logistique, tout était organisé : le logement, la nourriture… tout était prévu sur place. Laurence Le Goff responsable de la troisième année et Nicole avaient été sur le site auparavant pour s’assurer que les étudiants seraient bien reçus, donc je ne me suis pas trop inquiétée. Du point de vue financier, j’ai profité de la bourse Erasmus+ allouée aux élèves en mobilité sortante. J’ai juste eu à prendre en charge le billet d’avion et une partie du coût de la demi-pension.

En fin de compte, le plus difficile pour moi a été de me remettre à l’espagnol, surtout que je n’avais pas beaucoup de temps pour préparer le voyage. Le département international est venu à mon secours et m’a organisé des cours de remise à niveau, ce qui m’a beaucoup aidée.

2) Quelles étaient vos attentes ?

J’avais trois motivations principales :
– découvrir de nouvelles méthodes de kinésithérapie,
– pouvoir m’intégrer facilement dans un environnement inconnu,
– apprendre à mener une séance de kiné en espagnol, sans que le patient n’ait de difficultés pour me comprendre.

stage Erasmus de Mélina Boisliveau à Cordoue
Mélina, en haut à gauche, en compagnie d’une partie de l’équipe d’encadrement de la Fepamic.

3) Quel a été le déroulement général de votre séjour ?

J’ai passé les deux premiers jours en intégration : Zuzanna, une jeune polonaise en année de volontariat européen à la Fepamic, m’a fait visiter la ville et les différents pôles du centre. Ensuite, j’ai passé les trois premières semaines au centre de rééducation de la Fepamic, ce qui m’a permis de me familiariser avec la langue. Durant la troisième semaine, en plus du stage au centre, je suis allée dans un centre de Pilates où la formatrice, en plus de donner des cours « tout public », forme des kinésithérapeutes à cette méthode. La semaine suivante, je l’ai passée au club de football de Cordoue pour découvrir la kinésithérapie du sport et notamment les différences de la prise en charge avant et après entraînement. La cinquième semaine, je suis allée dans un cabinet libéral avant de revenir au centre de rééducation de la Fepamic pour la dernière semaine.

4) Comment s’organisait votre semaine sur place ? Quel lien avez-vous gardé avec Assas ?

Mon stage s’est déroulé alors que tous les K3 étaient en stage et qu’il n’y avait donc pas cours à l’IFMK. J’ai donc pu me concentrer pleinement sur mes activités à Cordoue. Je n’y ai pas suivi de cours mais ai eu la possibilité, chaque lundi matin, de travailler sur des pathologies neurologiques peu connues auxquelles j’ai été confrontée sur place. Quand j’étais au centre de la Fepamic, mon référent de stage était l’un des kinés de l’équipe mais j’étais aussi très suivie par Raquel, la cadre du service, et David Nieto, le responsable des mobilités internationales. À aucun moment, je n’ai eu l’impression d’être livrée à moi même. En ce qui concerne l’IFMK, je suis restée en contact avec Nicole Maurice et Laurence Le Goff via WhatsApp et courrier électronique.

5) Avez-vous rencontré des difficultés au cours de votre stage ?

Non, je n’ai pas eu de problème particulier. En dépit de mes inquiétudes, la langue est vite revenue, finalement, même si les Andalous ont un fort accent ! J’ai toutefois eu du mal à comprendre les patients souffrant de dysarthrie. C’est toujours délicat, d’autant plus que quand je leur demandais de répéter, j’avais la sensation de leur renvoyer leur handicap à la figure…

6) Quels conseils donneriez-vous aux futurs Erasmus d’Assas ?

De partir avec le meilleur niveau de langue possible pour pouvoir profiter au maximum du stage une fois sur place (même si on s’en sort toujours en fait). Pour les prochains élèves qui iront à Cordoue, je sais que Raquel, David et la directrice de l’association sont venus à Paris présenter le centre. Je n’ai pas d’inquiétude pour eux, ils seront bien reçus !

7) Quel est votre bilan final ? Vos attentes ont-elles été satisfaites ?

Oui, je suis très satisfaite de ce stage. J’y ai découvert de nouvelles pratiques comme les ponctions sèches avec l’utilisation d’aiguilles d’acupuncture sur les points triggers, l’utilisation des ventouses, le traitement kinésithérapique des coliques du nourrisson, la thérapie cranio-sacrale, et la fasciathérapie. D’un point de vue général, je suis ravie d’avoir pu travailler mon espagnol et d’avoir eu la chance de découvrir une autre culture et un autre pays.

 

Cette mobilité a été financée avec le soutien de la Commission européenne. Cette communication n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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