Des élèves ingénieurs en podo

élèves ingénieurs podologie

Jean-Pascal Beaumont, directeur de l’IFPP de l’École d’Assas, vient de donner un premier cours d’information de la découverte du métier de Podologue aux élèves ingénieurs de 2ème année de l’ESME. Cette initiative s’inscrit dans la multiplication des liens de notre institut de pédicurie-podologie avec le monde de l’ingéniérie, en particulier dans le but de développer la recherche en matière orthopédique (lire ici).

« Au cours de cette matinée, explique Jean-Pascal Beaumont, je leur ai présenté le métier, notamment les différentes techniques de réalisation des semelles orthopédiques, ainsi que tous les outils que nous utilisons pour réaliser nos bilans pendant l’examen clinique. J’ai insisté surtout sur l’outil qui nous permet aujourd’hui de mesurer les déformations des amplitudes articulaires : le goniomètre. Il a également été question de l’usage du fil à plomb pour la mesure des déformations du rachis (colonne vertébrale). Ensuite, je leur ai exposé nos besoins, et notamment celui d’avoir des outils plus précis et plus fiables, avec des critères de reproductibilité pouvant donner lieu à des procédures de recherche et de validation. »

Jean-Pascal Beaumont a en particulier expliqué que les outils utilisés en ce moment étaient trop dépendants du manipulateur, ce qui rendait la publication de recherches sur les patients impossible. Pour clore cette séance, les élèves ingénieurs ont pu visiter les locaux de podologie et découvrir les outils en utilisation réelle, notamment la piste de marche et la plate-forme podobarométrique (capteurs de pression) qu’ils ont pu tester. Un topo sur les nouvelles techniques de fabrication de semelles par des fraiseuses avec assistance et conception par ordinateur ainsi que les nouveautés de fabrication de semelles en impression 3D leur a aussi été présenté.

Ces échanges entre l’ingéniérie biotech et santé et les métiers de la rééducation enseignés à Assas se poursuivront avec la présentation des métiers de Kinésithérapeute puis d’Ergothérapeute. « En espérant, conclut Jean-Pascal Beaumont, que des outils de mesure ou d’analyse du mouvement adaptés aux nécessités de la rééducation pourront voir le jour au terme de ce partenariat. »