Séjour Erasmus en podologie à Valence

Erasmus podo Valence

De Paris, deux étudiants de l’Institut de formation en pédicurie-podologie de l’École d’Assas ont pris la direction de Valence en Espagne. L’occasion pour eux, dans le cadre d’un stage Erasmus, de faire leurs premiers pas dans la conquête de nouvelles pratiques de pédicurie-podologie à l’étranger. Voici leur témoignage.

Nous attaquons notre séjour par la découverte du campus principal et la rencontre avec l’International Academic Coordinator de l’Université Catholique de Valence (UCV), Alvaro Ortiz, ainsi que le référent des pédicures-podologues, Rault Gallego. En leur compagnie, nous planifions nos deux mois de stage que nous suivrons avec les étudiants en 4eme année. Difficile les premiers jours de parler espagnol alors que les premiers échanges se font en anglais.

Erasmus podo Valence UCVErasmus podo Valence UCVNous commençons les cours dès la semaine suivante : séminaires de chirurgie, pied diabétique, acupuncture, marche, dermatologie… Beaucoup de nouveautés très intéressantes pour nous. Nous avons également des examens cliniques sur sportifs (« exploraciones desportistas« ), des demi-journées de soins (« clinicas« ), ainsi que des stages dans des complexes sportifs, en residence, comme en France.

Nous sommes très étonnés en dècouvrant la grandeur des locaux, le matériel performant dans les salles d’examens cliniques… Autant d’éléments qui nous donnent encore plus envie de pratiquer. Nous avons aussi la possibilité d’expérimenter de nouvelles techniques telles que le laser pour le traitement des mycoses, l’acupuncture, le moulage de pied et tibia en plâtre pour la confection de semelles et protège-tibias …

Au fur et à mesure des jours, la barrière de la langue disparaît peu à peu : vivre avec un Espagnol, pratiquer la langue avec les étudiants, les professeurs, les patients, sortir les week-end, faire des excursions dans toute l’Espagne… nous aide beaucoup tout en découvrant le pays et en faisant de nouvelles rencontres.

Au bout d’un mois de séjour, nous ne regrettons pas d’être partis. Cette expérience est enrichissante à tout point de vue : une nouvelle culture, un mode de vie différent, des progrès en espagnol, la découverte de notre futur métier sous un autre angle. Sans aucun doute, nous sommes prêts à revivre un séjour Erasmus.

Pensamos a vosotros en Francia… Nos vemos pronto para explicar nuestra maravillosa experiencia cuando volvamos a Francia.

Lucie et Steven, P2 2017-2018

Erasmus podo Valence UCV
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

James Charles, un podologue d’exception invité pour notre semaine internationale

James Charles IFPP Assas 2018

En mars 2018, l’École d’Assas recevra James Charles, pédicure-podologue australie, enseignant à l’Université Charles Sturt d’Albury. Pendant son séjour à Paris, du 19 au 23 mars 2018, James Charles fera cours aux étudiants de l’institut de pédicurie-podologie et animera une conférence sur l’anthropologie du pied aborigène.

James Charles est le premier pédicure-podologue d’origine aborigène d’Australie. Issu de la communauté des Kaurna, il a un Master en Podologie de l’Université de South Australia et un doctorat de l’Université de Newcastle sur la santé du pied aborigène.

Ses recherches portent sur la santé du pied aborigène et l’impact du diabète, du tabac et de l’obésité sur la structure et la fonction du pied. Plusieurs fois par an, il se rend dans les communautés aborigènes pour proposer des soins gratuits à la population. Deux anciennes étudiantes d’Assas ont eu l’immense privilège de l’accompagner et nous ont livré un récit captivant de cette expérience professionnelle et humaine.

James Charles enseigne pharmacologie, intervention chirurgicale en podologie, santé mentale, neurologie et enjeux contemporains en podologie dans le cadre du Bachelor of Podiatric Medecine que décerne son université. Il intervient non seulement en institut de podologie mais aussi en institut de formation en soins infirmiers.

Récemment James Charles a développé un outil de mesure de la mobilité de la cheville et a réussi à faire des empruntes 3D de pieds vieux de 20 000 ans. Il a aussi pu examiner des squelettes d’aborigènes.

À très bientôt !

Quelques références bibliographiques sur James Charles

Charles, J., S.D. Scutter, and J. Buckley, Static Ankle Joint Equinus: Toward a Standard Definition and Diagnosis. Journal of the American Podiatric Medical Association, 2010.

Charles, J. The design, development, and reliability testing of a new innovative device to measure ankle joint dorsiflexion,  Journal of the American Podiatric Medical Association, 2016.

Charles, J. An investigation into the foot health of Aboriginal and Torres Strait Islander Peoples: A literature review, Australian Indigenous HealthBulletin, 2015.

Charles, J. The Aboriginal Multiple Injury Questionnaire (AMIQ): The development of a musculoskeletal injury questionnaire for an Australian Aboriginal population, Australian Indigenous HealthBulletin, 2017.

Retour d’Erasmus kiné à Bruxelles

Bruxelles Erasmus

Étudiante en troisième année de masso-kinésithérapie, Victoria a bénéficié d’une mobilité Erasmus+ pour réaliser un stage de deux mois en Belgique. Cette mobilité a eu lieu dans le cadre de l’accord bilatéral signé par l’École d’Assas avec la Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles.

Les Cliniques Universitaires Saint-Luc, situées à Bruxelles, forment l’hôpital académique de l’Université Catholique de Louvain. Plusieurs missions relèvent de cet établissement : fournir des soins de qualité aux patients, soutenir la recherche et assurer l’enseignement des étudiants de la faculté de médecine voisine ainsi quecelui des étudiants des écoles d’infirmière, de kinésithérapie et d’ergothérapie. De fait, au sein de cette fourmilière de professionnels de santé, on retrouve presque autant de titulaires que d’étudiants stagiaires, travaillant tous en parfaite harmonie.

Pour mon premier stage de septembre, nous étions deux stagiaires en service de réadaptation cardiaque sous la responsabilité de trois kinésithérapeutes titulaires. Le stage était découpé en deux temps : ambulatoire et hospitalisation complète. Le matin nous prenions en charge les patients opérés depuis 6 semaines minimum (et sans limite maximum, certains venant depuis déjà 25 ans) au sein d’un gymnase où ils ont à leur disposition, sous notre surveillance, des machines d’entraînement cardiaque ou de renforcement musculaire. Autre point clé de cette prise en charge : des cours de gym, dispensés selon différents groupes de niveau. Dès le troisième jour de stage, ces cours de gym nous étaient confiés. Chaque jour, nous devions proposer des enchainements variés d’exercices de renforcement et coacher les patients pendant des séances de 20 minutes. L’après-midi, nous prenions en charge les patients en hospitalisation complète. Il s’agissait de patients en pré-op, suivis pour prévenir d’éventuels problèmes respiratoires et pour entretenir leur endurance via la marche et d’autres exercices. Dès le deuxième jour certains de ces patients nous ont été confiés de façon autonome. Ce fut un stage très intéressant qui m’a permis de développer mes capacités d’encadrement et de gestion de groupe, d’imagination et de mise en place d’exercices ainsi que d’autonomie au sein d’une équipe pluridisciplinaire.

Bruxelles Erasmus 21017

Service de neuropédiatrie, Ammar et son père entourés de leurs « coachs sportifs » !

Le second stage a été complètement différent. J’étais dans le service de neuropédiatrie avec 2 autres stagiaires, sous la responsabilité de 4 kinésithérapeutes titulaires. Comme pour le stage précédent, notre temps était séparé entre les enfants venant en ambulatoire et ceux étant hospitalisés. Les motifs de prise en charge étaient variés : retard psychomoteur, plexus brachial, asymétrie positionnelle, hémiparésie, etc., jusqu’à des pathologies plus lourdes de type infirmité motrice cérébrale. De même, nous avons pu voir des enfants de tous les âges, bébés, jeunes enfants, jeunes adolescents et jeunes adultes. L’autonomie a été lors de ce stage plus longue à acquérir. Trouver sa place entre les parents, le kinésithérapeute titulaire et l’enfant n’a pas été évident au départ, mais l’adaptation s’est faite progressivement en même temps que nous développions notre capacité à « jouer en travaillant ». Et oui, car un enfant ne vient pas travailler chez nous mais jouer et nos exercices devaient donc être adaptés pour maintenir l’attention de l’enfant. Ce stage fut formateur pour comprendre toute la complexité de la prise en charge pédiatrique et apprendre à s’y adapter.

En conclusion, cet Erasmus aura été pour moi une expérience enrichissante intellectuellement même si la pratique belge et la pratique française de la kinésithérapie sont très similaires. Et c’est évidemment une expérience humaine indéniable !

Victoria, K3

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Alexandra Roren à Tampere

Tampere Erasmus

Alexandra Roren, cadre de rééducation du service de rééducation et de réadaptation de l’appareil locomoteur et des pathologies du rachis à l’Hôpital Cochin et enseignante à l’École d’Assas, a participé à la semaine internationale de l’Université de Tampere en Finlande. Retour sur cette expérience de mobilité Erasmus+.

Sur proposition de l’IFMK Assas, j’ai eu le grand privilège de me rendre en Finlande pour participer à une semaine internationale d’échange Erasmus+. Cette mobilité nous a amené à Tampere, en Finlande.

Située à 150 km d’Helsinki, Tampere compte un peu plus de 200 000 habitants, 300 000 avec l’agglomération. Ce qui est frappant à Tampere pour une Parisienne, c’est son homogénéité architecturale : les bâtiments paraissent tous assez neufs. Et l’université de Tampere n’échappe pas à la règle.

J’ai été accueillie à l’université de Physiothérapie et de Sciences Appliquées qui occupe une partie du deuxième étage du bâtiment universitaire.

Fysioterapeuttikoulutus, physiothérapie en finlandais !

Tampere ErasmusLes locaux sont relativement petits mais en rapport avec la taille des promotions (40 étudiants par année environ pour un cursus de 3 années et demie) et très conviviaux (patio vitré, coin détente doté d’un piano, salle de repos des enseignants…).

Il existe une grande salle de cours et 3 salles de TP modulables dotées de tables électriques et de matériel informatique dont un rétroprojecteur.

Cette semaine internationale réunissait des physiothérapeutes-chercheurs de Croatie, des Pays-Bas, de Pologne et d’Espagne. Parmi les étudiants présents, il y avait des étudiants étrangers (belges, espagnols…) profitant d’un échange Erasmus+ et des étudiants finlandais de retour de stages à l’étranger (Suède, Flandres). Après une brève présentation du système de formation de chaque pays au cours de laquelle j’ai pu me rendre compte de la grande diversité de l’organisation des études de kiné dans nos pays respectifs (sélection des étudiants, durée des études, modalités d’intégration universitaire…), les orateurs (tous communiquaient en anglais), présentaient un cours théorique suivis de TP dans leur domaine d’expertise (cardio-pulmonaire, musculo-squelettique, neurologique).

Tampere ErasmusTampere ErasmusAprès une présentation de la réforme des études de MK en France, de l’IFMK Assas et de l’hôpital Cochin et de Paris, j’ai pu donner un cours de deux heures suivi de 6 heures de TP sur l’évaluation et le traitement des dyskinésies scapulaires.

Les étudiants (une vingtaine par TP, en fin de cursus, futurs diplômés de décembre 2018) se sont montrés intéressés et attentifs.

Je retiens de mon séjour à Tampere, outre un ciel gris et une fine pluie continue, un accueil  très courtois et chaleureux des Finlandais, un échange très riche avec les étudiants et les kinés d’autres pays d’Europe, une douceur de vivre très appréciable et, enfin, une langue aux sonorités musicales qui ne ressemble à rien de connu.

Alexandra Roren, Masseur-kinésithérapeute, Phd.

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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