Stage d’ergothérapie à Lugano

Lugano

Étudiante en troisième et dernière année d’ergothérapie, Lisa a choisi de profiter des possibilités offertes par le département international de l’École d’Assas pour effectuer son stage à Lugano, en Suisse italienne. Un séjour pleinement vécu nonobstant les restrictions liées au covid-19. Voici son témoignage.

J’ai choisi la Suisse italienne comme destination à la fois parce que l’ergothérapie y est une profession bien établie mais aussi parce que je parle couramment italien.

J’ai effectué mon stage dans un cabinet privé d’ergothérapie : je pensais pratiquer la neurologie avec des patients atteints de pathologies neurologiques mais j’ai fini par faire de la pédiatrie, et ce n’était pas si mal ! C’était ma première expérience en pédiatrie et je n’étais pas sûre de pouvoir travailler avec des enfants, mais ce fut une révélation. Alors que je n’avais jamais imaginé un jour travailler avec des enfants, aujourd’hui j’ai changé d’avis et je me vois travailler en pédiatrie sans aucun souci : c’est un bel univers pour confronter ma créativité au monde imaginaire de l’enfant.

Grâce aux huit ergothérapeutes de l’équipe et à leurs diverses expériences, j’ai appris beaucoup de choses aussi bien théoriques que pratiques qui m’ont permis de prendre beaucoup d’autonomie pendant mon stage. Tous ont toujours été bienveillants envers moi et disponibles pour partager leurs connaissances.

Logée chez l’habitant, j’ai profité de la vie étudiante de Lugano en participant à des groupes d’étudiants Erasmus. Même si je suis habituée à vivre seule, le fait de connaître d’autres étudiants partageant la même expérience que moi m’a aidé à me sentir bien pendant cette période loin de mes proches d’autant plus que j’ai effectué ce stage pendant la crise sanitaire. L’épidémie de covid-19 m’a empêchée de quitter le cabinet d’ergothérapie et donc de suivre l’enfant en dehors de ses séances d’ergothérapie : impossible d’assister aux réunions avec les parents ou les orthophonistes, ou d’aller à l’école pour observer l’enfant dans son environnement… une grande frustration tant j’ai apprécié cet univers de l’ergothérapie pédiatrique !

Lisa, E3

ergo Lugano

Travail de cuisine avec les enfants du centre d’ergothérapie Alla Valle.

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Espagne : profession médecin du pied

médecin du pied

Début octobre, le docteur Javier Torralba (*), podologue espagnol enseignant à l’université catholique de Valence, a donné une leçon magistrale aux étudiants de l’IFPP de l’École d’Assas sur la chirurgie du pied. Nous avons profité de sa venue pour lui demander de nous présenter en quelques mots son parcours et la podologie espagnole qui fait du podologue un véritable « médecin du pied ».

Bonjour docteur Torralba, tout d’abord, un mot sur vous : depuis combien de temps êtes-vous diplômé ?
– Je suis diplômé depuis 2003, de la faculté de médecine d’Alicante. J’ai immédiatement commencé à pratiquer la podologie dans une clinique privée avant de suivre, quatre ans plus tard, un master en biomécanique à Barcelone.

Depuis combien de temps enseignez-vous ?
– J’ai commencé à enseigner en 2007 quand j’ai quitté Alicante pour Valence où j’ai commencé à travailler comme vice-doyen de l’école de médecine de l’UCV. C’était un poste de grande responsabilité qui m’a beaucoup apporté et qui m’a beaucoup plu.

Pratiquez-vous en plus d’enseigner ?
– Oui, bien sûr. Je pense que c’est une condition très importante pour moi de pouvoir transmettre aux étudiants la pratique avec des cas réels. Leur apprendre à traiter un patient comme une personne et non comme une simple pathologie.

À quoi ressemble la formation des podologues en Espagne ?
– La podologie en Espagne est très avancée, je la considère comme l’une des meilleures au monde. Notre formation est uniquement universitaire, la plupart du temps au sein d’une faculté de médecine. Elle est intense et dure 4 ans, voire 5 aujourd’hui, car presque tout le monde enchaîne sur une année de master de spécialisation, principalement en chirurgie ou en biomécanique. Ensuite, nous exerçons généralement dans le domaine privé.
L’un des points forts de notre profession, et auquel notre diplôme nous donne accès, est de pouvoir recevoir, diagnostiquer et soigner les patients de manière autonome. Nous pouvons aussi bien prescrire un médicament, fabriquer une semelle ou pratiquer une intervention chirurgicale sur le pied du patient, dès lors que nous pensons que cela est approprié sur la base de notre analyse clinique.

(*) En Espagne, la formation de pédicurie-podologie étant universitaire, il est possible d’y devenir docteur en podologie.

médecin du pied

Le docteur Torralba lors de sa leçon magistrale pour les étudiants de l’IFPP d’Assas. En Espagne, le podologue fait office de médecin du pied, pouvant prescrire des traitements médicamenteux et accomplir des actes chirurgicaux.

Stage K3 au Danemark

k3 au danemark

Étudiantes à l’IFMK de l’École d’Assas, Ambre et Selma ont effectué un stage de 9 semaines au Danemark, dans la ville d’Esbjerg, port situé sur la mer du Nord, en face des côtes du Yorkshire. Voici leur compte rendu.

Nous avons effectué notre stage dans un centre de rééducation. Ce centre est spécialisé dans le domaine musculo-squelettique et une dizaine de kinésithérapeutes y travaillent. On y trouve un espace commun avec de nombreuses machines ainsi que des salles individuelles qui sont dédiées aux séances avec les patients de tous âges.

Nous avons eu la chance d’être très autonomes pendant ce stage : nous avions nos propres patients et nous devions assurer les séances en anglais, depuis le début jusqu’à la fin de la prise en charge, y compris la prise de rendez-vous et les recommandations sur les exercices à faire à domicile. Notre tuteur était toujours à notre disposition quand nous avions besoin de lui, en plus des rendez-vous réguliers que nous avions ensemble trois fois par semaine. Nous avons pu échanger avec lui aussi bien sur les patients que sur les techniques.

Nous avons aussi été favorablement surprises par le mode de vie local et les conditions de travail qui sont très « saines » pour le mental. L’ambiance au sein de l’équipe était vraiment chaleureuse et nous étions considérées comme de véritables futures collègues en dépit de la barrière de la langue et de notre statut de stagiaires.

En soi, la pratique de la rééducation à Esbjerg est similaire à ce que nous connaissons en France mais nous avons été frappées par la différence de mentalité entre les Danois et nous et l’impact que cette différence a sur le déroulement des soins. En effet, les Danois misent beaucoup sur la responsabilité individuelle et l’autonomie et accordent, du coup, une grande place à l’auto-rééducation à domicile, d’où un nombre réduit de séances en centre de rééducation.

K3 au DanemarkNos horaires de stage (8h-14h) nous ont permis de pouvoir apprécier pleinement notre séjour : nous avons profité de nos weekends pour visiter d’autres villes aux et nous rendre compte de la richesse du pays à pied, à vélo, ou en bateau (un ferry dessert très bien la petite île située en face de la ville).

Pour conclure, nous sommes toutes les deux ravies de notre expérience au Danemark aussi bien sur le plan professionnel que personnel : nous avons vécu en colocation avec d’autres étudiants ; nous avons pu approfondir notre anglais en échangeant tous les jours avec nos collègues/patients/colocataires ; nous avons pu expérimenter une nouvelle manière de travailler ; nous avons découvert un nouveau pays où le vélo règne comme principal moyen de déplacement… Bref, nous recommandons ce stage et cette expérience à 100%.

Ambre et Selma, K3

K3 au Danemark

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Un K3 en stage à Lisbonne

stage à Lisbonne

C’est dans le cadre du programme Erasmus que Thomas, étudiant en troisième année de kinésithérapie à l’École d’Assas, a pu bénéficier d’une mobilité au Portugal. Il nous fait part de ses impressions à son retour de stage à Lisbonne, dans une clinique privée située au centre de la ville.

La clinique Flexus est un établissement spécialisé dans le domaine musculo-squelettique. Elle est à taille humaine et j’y ai été accueilli par une équipe composée de 5 masseurs-kinésithérapeutes et d’un médecin, tous à l’écoute et prêts à me faciliter le séjour.

Je résidais dans un petit appartement dans le quartier de Bairro Alto, réputé pour sa vie nocturne et ses très beaux panoramas. Comme mon stage ne débutait qu’en début d’après-midi, le matin j’en profitais pour me promener, visiter la ville et faire du sport. Ensuite, vers 13h, je partais vers la clinique pour ma journée de travail, jusque vers 19h.

Sur mon lieu de stage, je passais la majeure partie de mon temps auprès de mon tuteur. Son approche et sa pratique de la kinésithérapie me sont apparues semblables à celles que nous connaissons en France, si ce n’est que la prise en charge des patients dure minimum 45 minutes. En dépit du contexte sanitaire compliqué, j’ai pu assister à de nombreuses séances de rééducation de l’articulation temporo-mandibulaire, ce qui était une découverte pour moi.

Au final, je suis heureux d’avoir pu découvrir la kinésithérapie dans un pays dont je connaissais la langue : j’ai pu considérablement enrichir mon vocabulaire portugais de termes techniques au cours de mes discussions avec les thérapeutes et les patients. Enfin, je recommande ce stage à tous les étudiants qui souhaitent être au contact de patients ayant des troubles de l’ordre musculo-squelettique mais également à ceux qui souhaitent découvrir une ville chaleureuse et aux habitants sympathiques.

Thomas, K3

stage à Lisbonne

Thomas et Tiago, son tuteur de stage.

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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