10 semaines intenses

10 semaines kiné

Ruben Carrasco est étudiant en cinquième année de sciences de l’activité physique, du sport et de la kinésithérapie à l’Université catholique de Valence. Accueilli à Paris par l’École d’Assas pour son stage de fin d’études, il a dû l’interrompre à mi-parcours pour cause de crise sanitaire. Ses 10 semaines parisiennes resteront cependant comme un temps fort de ses études.

Je suis arrivé à Paris début janvier 2020 pour un séjour Erasmus de cinq mois. C’était un jour de grève générale et la ville était quasiment paralysée mais, heureusement, Nicole Maurice, du département international de l’École d’Assas, était là pour m’accueillir. Prévu pour durer jusqu’à fin mai, j’ai dû rentrer en Espagne le 18 mars en raison de l’épidémie de Covid-19 et n’ai finalement connu que deux terrains de stage au lieu des trois prévus mais cela en valait la peine.

10 semaines kinéMon premier lieu de stage a été l’hôpital des Gardiens de la Paix, où j’ai passé 245 heures. C’était ma première expérience française et je n’ai que des souvenirs positifs de ce centre. J’y ai rencontré des compatriotes qui m’ont aidé à me familiariser avec la culture et la langue françaises, ainsi qu’avec la manière de travailler de l’hôpital. J’ai été confronté à toutes sortes de pathologies, mais surtout aux prothèses de hanche, de genou et d’épaule. Je suivais les patients du jour de leur arrivée au centre, quand nous faisions leur première évaluation, jusqu’à la fin de leur rééducation. Je suivais ainsi tous leurs exercices thérapeutiques, y compris en piscine, puisque l’hôpital disposait d’une piscine thérapeutique.

Au cours de ce stage, j’ai travaillé avec deux praticiennes, l’une jeune diplômée et l’autre fort expérimentée. Avec l’une, j’ai bénéficié de sa riche expérience, acquise au cours de plus de 20 ans de pratique et, avec l’autre, j’ai découvert les nouvelles tendances de la kinésithérapie française.

La suite de mon séjour s’est faite à la Clinique du Pré Saint-Gervais. La jeunesse du personnel y a favorisé mon insertion. Covid-19 oblige, je n’ai pu y effectuer que 115 heures de pratique mais j’ai suivi deux traitements dans des domaines, l’un gériatrique, l’autre neurologique, que je n’avais encore jamais approchés. Cet établissement disposait également d’une piscine thérapeutique, où j’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris à l’hôpital des Gardiens de la Paix.

Surtout, j’ai appris à travailler de manière multidisciplinaire dans cette structure comptant une salle de rééducation à chacun de ses étages où exerçaient non seulement des kinés mais aussi des APA, des ergothérapeutes et les médecins et infirmiers respectifs des patients. J’ai apprécié l’organisation du travail qui favorisait la communication entre les soignants et les patients mais aussi entre les soignants eux-mêmes.

En espérant que prenne fin la pandémie et que je puisse revenir un jour travailler à Paris, je voudrais remercier à nouveau Nicole Maurice et l’École d’Assas pour leur soutien.

Ruben Carrasco

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.