Stage K3 au Danemark

k3 danemark

Solène, K3 de l’IFMK Assas, nous livre son compte rendu d’un stage de deux mois au Danemark, en partenariat avec l’université d’Ebsjerg.

Par le biais de l’École d’Assas et d’Erasmus, j’ai eu l’opportunité, avec une autre étudiante de ma promotion, de partir faire un stage de deux mois au Danemark, de mi-août à mi-octobre 2018.
L’UCSYD, université d’Esbjerg où nous avons réalisé notre stage, nous a rapidement donné des informations sur nos lieux de stages. Ils se sont rapidement engagés à nous trouver un logement sur place, ce qui nous a permis d’avoir, à un prix abordable, deux chambres dans une résidence étudiante en plein centre-ville. Les locaux étaient plutôt vétustes et il fallait partager la cuisine et la salle de bain mais cela permet de faire des rencontres !

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J’ai réalisé mon stage dans une clinique privée : EmCare à seulement 15 minutes à pied de ma résidence étudiante. C’est une clinique avec une patientèle très variée (bébés, enfants, lombalgies, pathologies neurologiques, personnes âgées) qui fait également salle de sport. En effet j’ai été étonnée de voir en arrivant que certains kinésithérapeutes donnaient des cours de Crossfit, yoga ou autre. Le centre était très bien équipé et le jour de mon arrivée ma tutrice s’est montrée très disponible et accueillante.

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Ce que j’ai pu vite remarquer dans mon lieu de stage c’est que soit les stagiaires observent et ne font qu’observer, soit ils sont en totale autonomie avec leurs propres patients. J’ai très vite commencé à avoir mes propres patients que ma tutrice avait sélectionnés en fonction de leur niveau d’anglais. Je gérais seule mon emploi du temps avec eux en décidant de la durée des séances, de leurs fréquences et des horaires. Chaque semaine en général, je retrouvais ma tutrice pendant au moins 30 minutes pour faire le point sur l’évolution de mes patients et pour qu’elle réponde à mes différentes interrogations, problème ou autre. J’ai de loin préféré cette phase d’autonomie à la phase d’observation car la plupart du temps, avec les différents professionnels que j’ai pu suivre, la séance se passait en danois et le kinésithérapeute me faisait un résumé à la fin de la séance et répondait à mes différentes questions. Même si j’ai pu apprendre beaucoup en observant, les séances en danois étaient un peu longues et j’étais un peu déçue que presque aucune séance ne se soit jamais déroulée en anglais… Les Danois parlent pour la plupart bien anglais mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas leur langue natale et ils ne la maîtrisent donc pas tous parfaitement. De plus, les personnes âgées maîtrisent bien mieux l’allemand que l’anglais.

Globalement j’ai tout de même eu beaucoup d’opportunités différentes au cours de mes deux mois de stage : un matin par semaine je me suis rendue dans un centre pour polyhandicapés (expérience que je n’avais jamais eu en France donc j’étais très contente de pouvoir le faire au moins une fois au cours de mes études), je me suis rendue une fois à une séance de balnéothérapie, j’ai également passé une après-midi dans un club de foot.

Mes patients étaient assez variés : jeune footballeur avec une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur, AVC, lombalgie, polyarthrite rhumatoïde… J’ai pu apprendre au cours de mon stage des techniques avec lesquelles j’étais peu familiarisée en pratique : électrothérapie, thérapie par l’occlusion et j’ai également eu, avec les autres stagiaires danois, des séances théoriques puis pratiques d’introduction à la technique Mulligan (technique manuelle spécifique du rachis) et aux thérapies manuelles de la mâchoire. J’ai également dû gérer avec un autre stagiaire danois des séances de groupe pour des patients cardiaques et pour des personnes âgées (la barrière de la langue m’a un peu plus gênée dans ce dernier cas qu’au cours des séances individuelles).

Même si j’aurais apprécié être encadrée un peu plus (30 minutes par semaine avec la tutrice me sont parues un peu insuffisantes), et en dépit de la barrière de la langue, c’était un stage très formateur. J’ai eu beaucoup d’opportunités d’approcher de nouvelles techniques et cette expérience m’a beaucoup apportée également au niveau personnel.

Par le biais de l’UCSYD nous avons ainsi pu rencontrer des étudiants provenant de toute l’Europe et même au-delà et participer à des sorties avec eux et à des ateliers cuisine : à chaque fois des étudiants d’un pays nous apprenaient à cuisiner un plat typique de chez eux. Nous avons également bien profité de notre séjour au Danemark pour visiter ce pays et les environs.

J’ai vraiment beaucoup appris au cours de cette expérience que je recommande réellement. Cependant, je conseille vivement de partir à deux car sinon on peut se sentir un peu seul, surtout au début, et c’est vraiment rassurant de pouvoir parler de nos ressentis sur le stage et de voir que les choses qui nous étonnent dans le fonctionnement de ce dernier sont perçues de la même manière par l’autre. Et puis, surtout, après une journée passée à n’entendre que du danois et de l’anglais, ça fait du bien de se reposer le cerveau en parlant français le soir !

Je tenais donc à remercier l’IFMK d’Assas ainsi que le programme Erasmus qui nous  permis de vivre cette super expérience.

Solène, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.