L’apprentissage, la clé du succès

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Là où il y a une volonté il y a un chemin. La volonté ferme de Géraud de Roquefeuil depuis sa première inscription en classe préparatoire au concours de masseur-kinésithérapeute (en 2011), c’est de devenir kiné. Pourtant, à l’été 2017, après des résultats mitigés, la raison – y compris économique – semblait devoir contraindre Géraud à changer d’orientation. Du moins jusqu’à ce que ne s’entrouvre la porte de l’apprentissage et la voie du succès…

Comme beaucoup de jeunes sportifs de haut niveau, Géraud découvre le métier de kinésithérapeute à l’occasion des nombreuses séances de soin et de rééducation que lui occasionne la pratique de son sport, le rugby. En quête d’une orientation post-bac, il demande un jour à son kiné de pouvoir passer une demi-journée à ses côtés, pour l’observer travailler. À l’issue de cette expérience, sa décision est prise, il passera le concours des IFMK.

Au bout du tunnel, la lumière du CFA

Il lui faudra trois tentatives pour obtenir une place à l’IFMK de l’École d’Assas. Matheux mais guère littéraire, motivé mais peu habitué à travailler par lui-même, il a du mal à prendre le rythme d’une première année de kinésithérapie qu’il n’imaginait pas aussi intense. Autorisé à redoubler sa K1, il compense ses difficultés de rédaction par son aisance en technique. Au cours de l’année 2016-2017, marquée par la réforme des études, sa détermination et son expérience ne suffisent cependant pas à lui faire passer le cap de la K2 : il lui manque 4 unités d’enseignement (UE). Peu importe l’excellence de ses notes en technique, le nouveau système exige de n’avoir aucune lacune, ce qui est encore malheureusement le cas de Géraud. Un nouveau redoublement est possible mais, au bout de 6 ans d’efforts, cet échec est d’autant plus dur à accepter que Géraud avait signé un contrat d’apprentissage pour son année de K3. Un contrat caduque dès lors que les responsables du Centre de formation par l’apprentissage (CFA) qui devait l’accueillir lui confirment que c’est bien un K3 qu’ils attendent et pas un K2 redoublant.

Loin de se décourager, Géraud va passer tout son été à chercher un autre CFA, prêt à accueillir un K2 atypique. « Je ne me voyais pas redoubler pour seulement 4 UE, sauf à mettre à profit mon temps libre pour me former plus activement, ce que le contrat d’apprentissage permet. » Finalement, sa persévérance va être récompensée quand la clinique du Pont de Sèvres, à Boulogne-Billancourt, va lui proposer un contrat.

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La découverte de la gériatrie

Par la force des choses, cette première année d’apprentissage va se transformer en un stage à plein temps ou presque, les crédits à compléter ne représentant que quelques journées de cours. Bien encadré et accompagné par sa tutrice, Géraud prend rapidement ses marques et profite des cas cliniques qu’il découvre au quotidien pour approfondir ses connaissances théoriques comme pratiques en demandant à ses anciens camarades de K3 de partager leurs cours avec lui. Surtout, au cours de cette première année de CFA, sa vision du métier s’est enrichie et précisée : « Désormais, je sais plus précisément ce que je veux faire mais aussi ce que je me sens incapable de faire. Je sais par exemple que la pédiatrie n’est pas faite pour moi car je suis trop sensible aux souffrances des enfants. En revanche, j’ai appris à apprécier le travail en gériatrie, y compris avec les personnes en fin de vie. J’apprends beaucoup à leur contact et suis impressionné par leur force de caractère. »

Alors qu’il lui reste deux ans d’études et que certains de ses camarades de prépa sont déjà installés à leur compte, Géraud n’a plus peur de perdre son temps car chaque minute passée en alternance est pour lui une occasion de fortifier et de nourrir sa vocation. Y compris grâce au travail en équipe pluridisciplinaire et à la possibilité qui lui est offerte de suivre les patients tout au long de leur thérapie. Outre la technique, il a ainsi pu expérimenter que c’est la relation entre le soignant et le patient qui l’attire : « Comme je l’avais pressenti quand j’étais joueur de rugby, kinésithérapeute est un métier qui permet de faire du bien aux autres et l’apprentissage me permet de l’expérimenter au quotidien. »

> Pour tout renseignement sur la formation en apprentissage, l’École d’Assas vous répond : contact@ecoledassas.fr