Erasmus+ kiné à Valence

Valence Erasmus kiné Juliette

Deux mois en stage kiné Erasmus+ à Valence, en cabinet libéral, c’est l’expérience que nous fait partager Marie, étudiante en K3.

Mon stage s’est déroulé à Valence en Espagne, au sein de la clinique privée Arturo Gil. En dépit de mon piètre niveau d’espagnol, je me suis vite acclimatée à ce cabinet libéral et aux trois kinésithérapeutes y travaillant. Ils prennent en charge principalement des patients avec des pathologies orthopédiques et neurologiques. La relation entre le kiné et le patient m’a semblé très amicale et moins distante qu’en France. Les relations professionnelles avec mes collègues étaient très sympathiques. Ils prenaient toujours le temps de m’expliquer les techniques et les pathologies dont souffraient les patients.

Valence kinésithérapieJe travaillais de 9 à 14 heures et je prenais environ 10 patients. Le cabinet comptait un plateau technique classique avec des boxes individuels. Les kinés pratiquaient le dry-needling, une technique que je connaissais peu au moment du stage.

J’ai pu découvrir durant ces deux mois une toute autre manière de traiter les patients, et un rapport entre les kinésithérapeutes et les patients bien différent de celui rencontré en France.

J’ai vite pris le rythme de vie espagnol : stage de 9h à 14h, plage l’après midi et bar à tapas le soir. Les Valenciens sont des fêtards incontestables, et la ville regorge de restaurants, bars, et boites où ils sortent jusqu’au petit matin.

La vie à Valence est très agréable, la ville est à taille humaine, on ne manque jamais de choses à faire, et la vie est bien moins chère qu’à Paris ce qui permet de faire de nombreuses activités et de partir en virée tous les week-end pour explorer les environs de Valence.

Valence kinésithérapieJe vivais en colocation en plein centre ville avec 6 étudiants venant de toute l’Europe (Italien, Polonais, Autrichien, Portugais, Allemand…) ce qui était un bon moyen de rencontrer plein de personnes d’une diversité incroyable. J’ai également retrouvé des amis français venus étudier à Valence.

J’avoue que le retour à Paris a été difficile. C’était une expérience incroyable que je referais sans hésiter.

Merci beaucoup à Arturo pour son accueil chaleureux, et ses tentatives d’explications en français, et à tous les patients pour leur gentillesse incroyable.

Marie, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Regards croisés France – Finlande

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Juliane Sabathé et Hermine Vignaud sont deux étudiantes en troisième année de kinésithérapie à l’École d’Assas qui ont eu la possibilité de faire un stage en Finlande dans le cadre du programme Erasmus+. Dans ce cadre, elles ont réalisé une étude comparée des systèmes de santé finnois et français que vous pouvez télécharger ici (en anglais).

Cette étude s’intéresse tout d’abord aux marqueurs sociologiques qui caractérisent les deux pays, par exemple la consommation de vin et de tabac en France ou les problèmes de diabète et d’obésité en Finlande, résultats de la modification du mode de vie des Finlandais.

Les systèmes de protection sociale français et finlandais sont mis en relation. La “sécurité sociale” finlandaise, appelée Kela a été créée en 1937 soit 8 ans avant notre Sécu. Elle dépend des communes qui ont pour mission d’organiser et fournir l’assistance médicale et sociale aux contribuables. Les tarifs sont conventionnés comme en France et ce qui dépasse le montant remboursé est à la charge du patient. Toutefois, peu de Finlandais recourent à des mutuelles car chaque commune fixe un plafond de dépenses annuelles au-delà duquel les soins sont gratuits.

Précise et documentée, l’étude de Juliane et Hermine permettra aux futurs Erasmus d’Assas partant en Finlande de mieux préparer leur stage en ayant déjà une idée du système de santé qui les attend.

comparatif France Finlande

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Wenzhou 2018 : Retour de stage kiné

Wenzhou 2018 typhon Chine

Nous avons déjà rendu compte (ici) d’une journée peu ordinaire vécue par nos étudiants kiné en stage en Chine cet été. Voici la chronique détaillée de leurs journées de stage à l’hôpital de Wenzhou après les premières journées d’acclimatation.

Jour 7 / La pratique commence ! Tous en blouse, c’est parti pour découvrir les effets des acupoints et les sensibilités des uns et des autres. Par binôme, chacun se passionne dans la recherche des différents points et le ressenti créé : chaleur, picotement, engourdissement et même perte de connaissance momentanée. L’exercice nous permet d’illustrer les liens entre les points et les trajets des méridiens, c’est incroyable !
L’après-midi est consacrée à la visite de la pharmacie ou plutôt herboristerie en France vu que leurs médecines sont essentiellement des mixtures d’ingrédients naturels dilués ensuite dans l’eau chaude.

Jour 8 / Ce matin, explication de la pose des aiguilles sur les différents points d’acupuncture pour répondre à différents cas cliniques pathologiques.
L’après-midi arrive et un cours théorique nous attend. Les sujets du jour sont : la moxibustion, le massage traditionnel chinois – aussi appelé « Tuina » – ainsi que d’autres techniques d’acupuncture.

Jour 11 / Après un beau week-end avec la rencontre d’un moine bouddhiste et la finale de la coupe du monde, le réveil est difficile pour certains. Heureusement, nos hôtes sont compréhensifs et le programme ne reprend que l’après-midi avec l’approche pratique de la moxibustion. Cela consiste en la conduction de la chaleur par différents moyens : via une aiguille en plaçant un moxa (qui est ensuite enflammé) sur cette dernière permettant la transmission de la chaleur au point d’acupuncture, ou alors via des boîtes où se trouvent des moxa que l’on vient placer sur le dos ou même le ventre pour favoriser un relâchement musculaire…

wenzhou 2018

Jour 12 / Découverte du Tai Chi. Cette gymnastique fait partie des exercices énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise.
L’après-midi, cours sur les méridiens de la vessie et de la vésicule biliaire.

Jour 13 / La journée commence par un atelier de mise en pratique des différents méridiens du membre inférieur. Le foie, l’estomac, la rate… tout y passe et c’est parfois douloureux !
Le cours de l’après-midi porte sur les différentes techniques de Tuina et nous fait mieux comprendre cette autre approche du massage.

Jour 14 / Direction l’hôpital pour apprendre l’utilité des patchs que nous pouvons parfois voir sur les patients chinois venant se faire traiter. À base de plantes, ils servent à la prévention, notamment de certains maux saisonniers.

Jour 15 / Aujourd’hui nous voyons le traitement de problèmes comme le mal de dos, les douleurs de poignet, les règles douloureuses… via l’acupuncture.
L’après-midi, nous abordons la mâchoire avec ses différents dysfonctionnements et les traitements utilisés en Chine.

Jour 21 / Après cinq jours à Shanghai, nous sommes de retour à Wenzhou. Direction la salle de rééducation pour observer comment agissent les physiothérapeutes chinois dans des situations que nous connaissons.

Jour 22 / En ce dernier jour de la semaine, nous allons à l’hôpital assister aux visites des médecins et du MK dans les chambres des patients. Nous comprenons au fur et à mesure que l’éducation thérapeutique est très utilisée ici. La rééducation se fait en chambres de 3. Chaque patient est entouré de sa famille, toutes les portes des chambres sont ouvertes et on arrive à 20 dans la chambre : autant vous dire que, niveau intimité, c’est pas ça…
L’après-midi nous revenons au Tuina pour découvrir de nouvelles techniques, notamment le scrapping : une technique de « raclage » de la peau avec une crème chauffante, toujours en suivant les méridiens.

Wenzhou 2018Jour 25 / Après un bon week-end marqué par la canicule, nous reprenons les exercices pratiques. Maintenant que nous connaissons le système des méridiens et les différents acupoints, nous apprenons comment les assembler pour traiter les maladies. Nous en profitons pour devenir le patient et traiter nos propres maux de dos, périostites, allergies, règles douloureuses…

Jour 26 / Aujourd’hui, la théorie suit la pratique d’hier et nous découvrons la théorie régissant les combinaisons d’acupoints : distal/proximal, droite/gauche, supérieur/inférieur. Finalement il y a bien une logique derrière !
Nous passons ensuite au « cupping », qui utilise des ventouses placées sur les acupoints douloureux (« ashi points ») permettant un afflux sanguin pour traiter les douleurs.
L’après-midi, devant une vingtaine d’étudiants étrangers faisant leurs études en Chine, nous présentons la France, sa culture, ses régions, ses sports, sa nourriture mais aussi Paris, l’École et notre système de santé. Une épreuve qui nous oblige tous à intervenir en anglais mais qui, au final, nous permet de faire valoir notre expérience et de la partager avec des étudiants du monde entier (Congo, Bahreïn, etc.).

Jour 27 / Dernière vraie journée de cours… La médecine traditionnelle chinoise commence à rentrer dans nos têtes !

Jour 28 / Nous rendons nos badges avant de passer l’examen final. C’est le directeur de l’hôpital qui nous reçoit ensuite, un par un, pour nous remettre notre certificat de stage. Une belle conclusion pour un stage inoubliable. Et pas juste parce qu’on est champions du monde !!!

Finlande, Erasmus+ passionnément

Assas Kiné Finlande Erasmus

Antoine, étudiant en K3 à l’École d’Assas, nous a fait parvenir le récit enthousiaste de son stage kiné en Finlande. Nous en partageons volontiers les principaux passages.

Un échange Erasmus est une expérience d’une intensité et d’une richesse telles, qu’on ne le vit qu’une fois. Cette expérience m’aura apporté sur le plan humain plus que je n’aurais pu l’imaginer. Pour qualifier ces deux mois finlandais, j’utiliserais les termes de solidarité et de partage. En effet, non seulement la cohésion s’installe très rapidement entre étudiants étrangers mais les étudiants locaux, malgré une grande timidité, sont aussi incroyablement ouverts et toujours prêts à rendre service.

À mon arrivée en Finlande, les cours n’avaient pas débuté. Malgré tout, l’Université de Seinäjoki m’avait attribué une tutrice pour m’accueillir, Veera. Grâce à elle j’ai pu appréhender la culture et le mode de vie finlandais avec plus de facilités.

Le versant kinésithérapeutique de cet Erasmus+

Durant ces huit semaines, j’ai eu l’opportunité de découvrir quatre terrains de stage. Le premier était une maison d’accueil spécialisée pour les patients atteints d’Alzheimer. Certains d’entre eux souffraient de polypathologies, mais nous ne prenions en charge que les déficits orthopédiques. Dans ce premier terrain de stage, j’ai travaillé majoritairement sur l’équilibre et le maintien des fonctions de mes patients.

Au bout de deux semaines, j’ai entamé le second stage tous les après-midis. Il s’agissait d’un cabinet libéral spécialisé dans la traumatologie du sport. La spécificité de celui-ci était le bilan des pathologies du membre inférieur par analyse vidéo sur tapis de marche. Ma tutrice orientait sa prise en charge vers une rééducation fonctionnelle et l’éducation thérapeutique, mais avec très peu d’analytique ou de spécifique. En Finlande, la formation en physiothérapie se concentre plus sur la mise en place d’exercices fonctionnels que sur des techniques spécifiques. Par exemple le DLM n’est pas enseigné durant le cursus mais par un DU post diplôme.

Le troisième stage m’a permis de découvrir un pan de la kinésithérapie nouveau pour moi. En effet il s’agissait d’un « occupational physio » ; ce titre s’applique à des kinés qui ont des contrats avec des entreprises, et dressent des bilans ergonomiques pour les employés ainsi que des bilans pour justifier ou non un arrêt de travail. En revanche ils n’ont pas le droit de mettre en place une quelconque rééducation. Ce type de prise en charge est imposé par la loi à toutes les entreprises.

Auprès d’un praticien libéral, le dernier stage m’a permis d’approfondir plusieurs des aspects abordès lors des stages précédents.

La vie en Finlande & le versant social de cet Erasmus+

La vie en Finlande est paisible. Il ne me semble pas avoir vu un seul Finlandais se mettre en colère lors de mes deux mois sur place. Les gens sont très respectueux mais aussi extrêmement timides.

À partir du mois de septembre, lorsque les étudiants sont arrivés en ville, je me suis rapidement constitué un groupe d’amis composé d’étudiants locaux et étrangers. Entre étudiants Erasmus nous nous sommes adonnés à la découverte des alentours à vélo et en randonnant. En semaine, nous partagions une routine alternant études/stage, musculation et sauna.

Au cours de ces deux mois, j’ai pu fêter mon anniversaire et c’est vraiment une expérience unique d’entendre chanter « Joyeux anniversaire ! » dans 9 langues différentes… Cela restera probablement l’une des images les plus fortes de mon Erasmus. Cela représente exactement le genre de moments que ce programme vous offre : du partage et des valeurs humaines fortes.

Enfin, j’ai profité de mon temps libre pour visiter d’autres villes du pays ainsi que pour effectuer une virée en Laponie avec mes amis. Ce pays reste extrêmement sauvage et préservé. C’est une beauté pure qui, alors même que j’écris ces lignes, continue de briller devant mes yeux. Entre aurores boréales, sauna et plongeons dans la neige, rennes, randonnées en foret et la sympathie des habitants, ce pays ne pourra que vous séduire.

Antoine K3, 2018-2019

Finlande ErasmusCe projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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