Nos mémoires à l’heure internationale

mémoires diplôme kiné

Dans le cadre de l’ouverture continue de sa pédagogie aux échanges internationaux, l’IFMK de l’École d’Assas a accueilli vendredi 1er mars la soutenance des deux premiers mémoires de fin d’études de kinésithérapie dirigés par des professeurs étrangers sous la supervision de Michel Pillu, pilier du département international de l’École.

mémoires Assas Stage kiné

Sarah, debout au centre, derrière Dan Fleury et Josh Cleland, lors de son stage 2017 au New Hampshire.

Sarah Vignaux a présenté le fruit de son travail, conduit simultanément en français et en anglais sous la houlette de Josh Cleland, professeur à l’université Franklin Pierce, dans le New Hampshire. L’idée d’un mémoire international a commencé à germer lors du stage effectué aux États-Unis par Sarah en juillet 2017. À cette occasion, elle fait la connaissance de Josh Cleland et de ses travaux. Lors de la Semaine Internationale 2018 de l’École, à laquelle participait Josh, elle se lance et lui demande, encouragée par le département international de l’École, s’il accepterait de diriger son mémoire de fin d’études sur le thème des cervicalgies. Sans hésiter, Josh accepte et l’aide très vite à mieux définir son sujet de recherche, finalement consacré aux « Preuves les plus récentes de l’efficacité des exercices chez les travailleurs souffrant de cervicalgies chroniques non-spécifiques : revue de la littérature ». Portant sur une sélection d’articles de la période 2013-2018, le mémoire que soutiendra Sarah vendredi concerne l’étude d’une dizaine d’essais randomisés contrôlés réalisés dans différents pays d’Europe et d’Asie (Iran, Pakistan, Chine, Corée).
En dépit de la distance, Josh Cleland a été très présent tout au long de la rédaction du mémoire : « Non seulement, cela a été très facile de travailler ensemble mais, comme je l’avais ressenti lors de mon stage en 2017, l’approche pédagogique américaine est très positive, notamment parce qu’elle n’hésite pas à valoriser l’étudiant. » Désireuse tout à la fois de partir à l’étranger et de se consacrer à la recherche, Sarah va tout d’abord travailler un an ou deux en France. Le temps de faire publier son mémoire, probablement dans une revue américaine, puis de préparer concrètement son projet à l’étranger.

« Prévention des tendinopathies du poignet et de la main gauche du violoniste/altiste, que se passe-t-il dans les conservatoires ? » C’est le sujet même de son mémoire, inspiré par sa propre pratique du violon, qui a poussé Aurore Senet à chercher un codirecteur de mémoire à l’étranger, en la personne de Stéphane Pfliegerenseignant à l’Université libre de Bruxelles ainsi qu’à la Haute École Léonard de Vinci, établissement partenaire de l’École d’Assas. Stéphane s’intéresse depuis plusieurs années aux pathologies de la main des musiciens professionnels et a pu accompagner Aurore tout au long de son étude. Réalisée auprès de cinq conservatoires de la région parisienne, celle-ci représente une synthèse des moyens et des conseils de prévention donnés aux apprentis-musiciens au cours de leurs études. Sur ces cinq conservatoires, deux d’entre eux offrent pour l’heure un programme d’éducation composé de savoirs à la fois théoriques et pratiques pouvant permettre de concourir à la prévention des pathologies les plus communes des musiciens amateurs et professionnels.
Suivant le parcours de promotion professionnelle des masseurs-kinésithérapeutes, un système nouveau qui veut que ses études soient pris en charge par les Hôpitaux de Paris (AP-HP) en échange de ses 5 premières années d’activité professionnelle, Aurore ne sait pas encore si elle pourra, comme elle le souhaite, reprendre et élargir son étude au niveau national, car cela dépendra notamment des moyens disponibles pour la mettre en œuvre en parallèle de son activité professionnelle. En revanche, elle est bien décidée à continuer à cultiver sa connaissance des pathologies musculosquelettiques des musiciens afin d’œuvrer, demain, à leur prévention et leur soin.

Atelier E-textile et mouvement

Du 4 au 8 mars 2019, en partenariat avec le Centre de Recherches Interdisciplinaires de Paris (CRI), un groupe de 14 étudiants de l’École d’Assas (kiné, podo, ergo et étudiants Erasmus+ en mobilité à l’École), participeront pendant une semaine à un atelier sur E-textile et mouvement.

Cette initiative mise en place par le CRI en partenariat avec le Département International de l’École d’Assas, a pour objectif de permettre aux étudiants en santé de découvrir et de s’approprier le e-textile par la création de cas d’usages utiles pour prendre soin des patients en associant trois expertises : celles du prototypage, le MakerLab ; du e-textile et du mouvement, le MotionLab ; et de la santé, le HealthLab.

Le programme est le suivant:

Jour 1 : Introduction au e-textile, formations aux machines, constitution d’équipes.

Jour 2 : Introduction aux matériaux souples et Arduino Idéation et recherche utilisateur.

Jour 3 : Proposition de l’idée, validation technique.

Jour 4 : Prototypage.

Jour 5 : Mise en forme et restitution publique.

Assas innovation E-textile

Crédits Pixabay

En travaillant avec des ingénieurs, les étudiants apprendront à collaborer au sein d’une équipe pluriprofessionnelle sur un projet, depuis sa conception au prototypage.

Les témoignages des étudiants et les résultats de cet atelier innovant seront publiés bientôt sur le site.

Le pied, c’est chic

pédicurie Bastien Gonzalez

Dans IFPP (institut de formation en pédicurie-podologie), il y a pédicurie : diplômé en 1997 de l’IFPP de l’École d’Assas, Bastien Gonzalez a choisi dès ses débuts de valoriser cette spécialité. Et il en a fait l’un des piliers du groupe qu’il dirige, spécialisé dans le soin du pied, fleuron de l’hôtellerie de luxe sur les 5 continents. Aujourd’hui, il recherche 7 jeunes diplômés prêts à parcourir le monde pour promouvoir l’excellence française en matière de pédicurie et podologie. Rencontre avec un professionnel passionné et passionnant.

Un regard superficiel sur le parcours de Bastien Gonzalez pourrait porter à en faire le pédicure des VIP, l’interprète du luxe à la française en matière de soins du pied. Certes, mais pas seulement. Car Bastien a bien choisi la pédicurie-podologie par envie. Promesse du ski, il se blesse (rupture des ligaments croisés) et suit une longue rééducation. L’année suivante, il passe du Top 10 français dans sa catégorie au Top 3. À son équipementier qui lui dit que c’est la première fois qu’un de ses athlètes récupère aussi bien après une telle opération, Bastien répond que son secret se trouve dans ses semelles orthopédiques. Au cours de sa rééducation, il a découvert un métier et a décidé de le faire sien : fasciné par la biomécanique du pied, il abandonne ses études de médecine à Clermont-Ferrand et prend une chambre à Paris pour décrocher son diplôme de pédicure-podologue à l’École d’Assas.

« Le beau est une thérapie »

pédicurie Bastien Gonzalez

Pedi:Mani:Cure Studio de Da Nang au Vietnam.

Diplômé, il garde sa chambre d’étudiant mais investit dans un cabinet place des Vosges : au bout de 2 ans, le cabinet est plein 6 jours par semaine, un mois à l’avance. Son secret ? Le café qui accueille ses patients. Ce n’est pas qu’une boutade car, avant d’autres, Bastien a compris l’importance qu’il y a à soigner non seulement les pieds de ses visiteurs mais aussi les relations qu’il entretient avec eux. Mettant en œuvre une approche d’inspiration holistique, il leur offre une expérience de bien-être qui leur donne d’autant plus envie de revenir – même une fois leurs soins terminés – que Bastien prend le temps de leur expliquer les actes qu’il pratique, la complexité biomécanique du pied et les gestes simples qui permettent, à domicile, de le maintenir en bonne santé.

En 2000, il revend son cabinet et s’installe au bord de la piscine de l’hôtel Costes. Là, de rencontre en rencontre, il va se créer un carnet d’adresses qui va le conduire à New York d’abord puis tout autour du monde. Et l’amener, aujourd’hui, à revenir vers l’École d’Assas.

L’excellence de la pédicure médicale française

pédicurie Bastien Gonzalez« Souvent on oublie que dans pédicure il y a cure, donc soin. Or il y a un savoir-faire français unique en matière de pédicure médicale et c’est sur celui-ci que je m’appuie pour développer à la fois mon réseau de studios de pédicurie-podologie au sein des plus beaux hôtels du globe, ma ligne de semelles thermoformées personnalisées et, désormais, des écoles de pédicure médicale dans des pays qui ne la connaissent pas. »

Pour accompagner l’ouverture de ses 7 prochains studios, Bastien recherche de jeunes diplômés français prêts à travailler, beaucoup – car « le secret de la réussite, c’est très simple : du travail, du travail, et encore du travail » – à des conditions privilégiées (fixe + commissions + logement) dans des ambiances d’exception. Prêts à travailler mais aussi à apprendre, en particulier le marketing et la gestion. En effet si, à l’image de Bastien lui-même qui continue de consacrer 10 jours par mois à l’exercice de la pédicurie-podologie, ces jeunes gens pratiqueront leur métier, ils auront aussi la responsabilité de superviser la structure qui leur sera confiée.

Gageons que nous aurons l’occasion de reparler de Bastien car un projet de partenariat entre son groupe et l’IFPP de l’École d’Assas est à l’étude. Gardant un excellent souvenir de ses études, Bastien Gonzalez souhaite en effet valoriser le plus possible la filière de formation française dont l’excellence n’a pas d’égal à ses yeux. D’ici là, nous encourageons les anciens d’Assas prêts à larguer les amarres à faire acte de candidature en écrivant à contact@bastiengonzalez.com.

pédicurie Bastien Gonzalez

Bastien Gonzalez au milieu de l’équipe de managers, tous jeunes pédicures-podologues français, qui l’accompagne dans le développement de son groupe.

 

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Carte postale de Turquie

Turquie kinésithérapie France

Bonjour, je m’appelle Yüsra. Je vis à Istanbul, en Turquie, et viens de passer 4 mois formidables en France dans le cadre d’un stage Erasmus. Je suis en dernière année d’études de kinésithérapie à l’université de Marmara.

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours été intéressée par les voyages et désiré visiter le plus de pays du monde. En me permettant de profiter du programme Erasmus+, l’École d’Assas et mon université m’ont aussi ouvert les portes de Paris et de plusieurs autres villes de France et d’Europe. J’ai pu ainsi rencontrer de nouvelles personnes, approcher d’autres cultures, goûter des saveurs inconnues…

Bien sûr, j’ai aussi considérablement enrichi mes connaissances en kinésithérapie. Tout d’abord grâce à mes stages et aux excellents tuteurs que j’ai eu la chance d’avoir. En dépit de la barrière de la langue, j’ai pu découvrir de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes de travail et échanger avec de nombreux collègues et patients.

Turquie Erasmus

J’ai aussi participé à l’accueil de la conférence ENPHE (European Ntework of Physiotherapy in Education) pendant laquelle j’ai pu témoigner de ma vision de la formation à la kinésithérapie lors de la séance pilotée par M. Taddei, le président du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI).
Même si j’étais surtout sur mes terrains de stage, j’ai pu faire connaissance des autres étudiants et même participer au week-end d’intégration de l’École. Waow ! C’était dingue ! Quel privilège d’avoir pu faire partie de l’Assas Army, même temporairement !

Je voudrais remercier les coordinateurs Erasmus d’Assas et de mon université : Nicole Maurice, Eda Tonga, Semra Oğuz et İrem Burcu Omurtag. Ils ont toujours été là pour me soutenir et ont rendu possible cette expérience unique. Merci pour leur travail d’équipe.

Merci aussi à Michel Pillu, Nilüfer Keskin Dilbay et Alexandre Tan qui m’ont aidé dans la rédaction de ma thèse. Merci pour leur patience et leur soutien.

Merci encore à mes tuteurs à l’hôpital Tenon et à Léopold Bellan. Merci à Asma Ben Youssef et Delphine Lelong pour tout ce qu’elles m’ont appris.

Merci à mon amie Gabrielle Lebranc Söğütçü et à sa famille. Merci de leur gentillesse et de m’avoir aidé à apprivoiser Paris.

Merci enfin à Luc et Marie-Odile Legay qui m’ont accueillie et m’ont fait sentir comme à la maison.

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