Reportage sur le congrès International 2020

Du 24 au 28 février 2020, l’École d’Assas a organisé la 4e édition de sa Semaine Internationale

40 intervenants experts Kinésithérapeutes, Ergothérapeutes et Podologues reconnus, venus de 12 pays issus de 4 continents (Afrique, Amérique, Europe et Océanie) ont dispensé un total de 333 heures de cours aux étudiants des 3 instituts de formation de l’École d’Assas.

Retour en vidéo sur cette semaine riche en échanges et apprentissages :

> Plus d’informations sur la semaine internationale 2020 

Un cabinet de kinésithérapie dédié aux patients Covid-19

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Maisons-Laffitte : l’École d’Assas est fière d’être associée à l’ouverture d’un centre de kinésithérapie spécialement conçu pour accueillir des patients ayant traversé l’épidémie de Covid-19.

Deux kinésithérapeutes des Yvelines, Lucie Souquet et Mathieu Cazade, ont eu l’idée de monter un cabinet spécialement conçu pour accueillir les malades du Covid-19. Travaillant l’un comme l’autre en clinique, ils ont constaté que de nombreux patients avaient interrompu leurs thérapies pour cause d’épidémie tandis que certains malades, guéris mais affaiblis par le virus, avaient besoin de soins spécifiques. D’où leur association pour ouvrir ce lundi 18 mai 2020 un espace de soins destiné en priorité aux patients Covid-19.

Sans autre soutien que les encouragements de l’ARS, ils ont trouvé et aménagé en moins d’un mois une salle à cet effet. Cet espace, loué à la clinique de Maison-Laffitte, bénéficie d’un accès direct depuis l’extérieur, ce qui va permettre d’accueillir les personnes touchées par le virus dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire. Pour l’équiper, ils ont mobilisé toutes les ressources à leur disposition et sollicité des concours extérieurs quand c’était nécessaire. C’est dans ce cadre qu’ils ont contacté l’École d’Assas pour demander le prêt de 5 tables de massage.

Mercredi 13 mai, Mathieu Cazade est donc venu villa Thoréton où Marco Ribeiro, responsable de la scolarité, lui a remis ces tables d’autant plus volontiers mis à disposition par Jean-Jacques Debiemme, le directeur de l’IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie), que – suspension des cours in situ oblige – ces lits ne serviront pas avant la rentrée prochaine.
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Inscriptions en ligne : enseigner, c’est prévoir

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En dépit de la crise sanitaire, l’École d’Assas est en mesure d’assurer l’inscription en ligne de tous ses futurs étudiants en vue de la rentrée 2020-2021. Ce dispositif, entré en vigueur l’an dernier, trouve en grande partie sa source dans le voyage d’études fait en mai 2017 à Porto par Sonia Ribeiro, l’une des responsables de la scolarité au sein de l’École.

Sonia Ribeiro est référente scolarité à l’École d’Assas, et notamment à l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK), depuis 2014. Elle est la première personne que les étudiants et les formateurs rencontrent quand ils se rendent à l’école. Elle est ce contact chaleureux et toujours disponible que les étudiants viennent toujours voir avec un mot gentil et parfois des fleurs, même quelques années après l’obtention du diplôme.

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Sonia Ribeiro, à gauche sur la photo, lors des ateliers ENPHE à Porto en 2017.

C’est au cours d’une mobilité Erasmus – la représentation de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie de l’École d’Assas lors du séminaire ENPHE 2017 à Porto (European Network of Physiotherapy in Education) – que Sonia a pu découvrir l’organisation de la scolarité au sein de l’École supérieure de santé (ESS) de l’Institut polytechnique de Porto. Avec douze métiers de santé enseignés et près de 2500 étudiants, cet établissement doit gérer des flux d’information et d’organisation lourds et a opté pour la dématérialisation de toutes ses procédures. Sa maîtrise du portugais et de l’espagnol lui ont permis d’échanger avec ses collègues et les enseignants européens.

prévoir kinéEn découvrant cette organisation, dont deux des éléments clés sont le portail en ligne de l’ESS et le badge à puce des étudiants et du personnel, Sonia Ribeiro a compris que l’École d’Assas avait beaucoup à apprendre de ce modèle et l’a présenté dès son retour à Paris à toute l’équipe administrative. Convaincue par son témoignage, la direction de l’École d’Assas a profité de l’installation de l’École dans ses nouveaux locaux de villa Thoréton, au cours de l’année 2018-2019, pour prendre en compte les préconisations de Sonia et moderniser la gestion de la scolarité au sein de l’École.

Aujourd’hui, plus besoin de photocopies, de chemises cartonnées ou de centaines de dossiers bureautiques : tout, ou presque, se fait en ligne, et c’est autant de papier à recycler en moins. Depuis quelques jours, l’étudiant peut même compléter directement son dossier en ligne via des liens envoyés par courrier électronique par les membres du bureau de la scolarité.

La mobilité du personnel administratif fait partie des possibilités offertes par le dispositif Erasmus et c’est dans ce cadre que Sonia Ribeiro est partie pour Porto en 2017 : « C’était une belle expérience, se souvient-elle, et j’encourage tous mes collègues à profiter de cette opportunité pour découvrir de nouveaux horizons pédagogiques et organisationnels, et enrichir ainsi notre expertise professionnelle. »

Un message aux étudiants

Lundi 11 mai, Sonia a retrouvé le chemin de l’École : un retour seulement partiel à la normale car les étudiants manquent encore à l’appel. « Qu’ils sachent qu’on les attend avec fierté, tient à dire Sonia. Nous avons d’autant plus hâte de les retrouver que nous savons qu’ils ont affronté la crise avec sérieux pour ceux qui suivent les enseignements via Teams et beaucoup de courage pour ceux qui sont mobilisés. »

 


Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

10 semaines intenses

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Ruben Carrasco est étudiant en cinquième année de sciences de l’activité physique, du sport et de la kinésithérapie à l’Université catholique de Valence. Accueilli à Paris par l’École d’Assas pour son stage de fin d’études, il a dû l’interrompre à mi-parcours pour cause de crise sanitaire. Ses 10 semaines parisiennes resteront cependant comme un temps fort de ses études.

Je suis arrivé à Paris début janvier 2020 pour un séjour Erasmus de cinq mois. C’était un jour de grève générale et la ville était quasiment paralysée mais, heureusement, Nicole Maurice, du département international de l’École d’Assas, était là pour m’accueillir. Prévu pour durer jusqu’à fin mai, j’ai dû rentrer en Espagne le 18 mars en raison de l’épidémie de Covid-19 et n’ai finalement connu que deux terrains de stage au lieu des trois prévus mais cela en valait la peine.

10 semaines kinéMon premier lieu de stage a été l’hôpital des Gardiens de la Paix, où j’ai passé 245 heures. C’était ma première expérience française et je n’ai que des souvenirs positifs de ce centre. J’y ai rencontré des compatriotes qui m’ont aidé à me familiariser avec la culture et la langue françaises, ainsi qu’avec la manière de travailler de l’hôpital. J’ai été confronté à toutes sortes de pathologies, mais surtout aux prothèses de hanche, de genou et d’épaule. Je suivais les patients du jour de leur arrivée au centre, quand nous faisions leur première évaluation, jusqu’à la fin de leur rééducation. Je suivais ainsi tous leurs exercices thérapeutiques, y compris en piscine, puisque l’hôpital disposait d’une piscine thérapeutique.

Au cours de ce stage, j’ai travaillé avec deux praticiennes, l’une jeune diplômée et l’autre fort expérimentée. Avec l’une, j’ai bénéficié de sa riche expérience, acquise au cours de plus de 20 ans de pratique et, avec l’autre, j’ai découvert les nouvelles tendances de la kinésithérapie française.

La suite de mon séjour s’est faite à la Clinique du Pré Saint-Gervais. La jeunesse du personnel y a favorisé mon insertion. Covid-19 oblige, je n’ai pu y effectuer que 115 heures de pratique mais j’ai suivi deux traitements dans des domaines, l’un gériatrique, l’autre neurologique, que je n’avais encore jamais approchés. Cet établissement disposait également d’une piscine thérapeutique, où j’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris à l’hôpital des Gardiens de la Paix.

Surtout, j’ai appris à travailler de manière multidisciplinaire dans cette structure comptant une salle de rééducation à chacun de ses étages où exerçaient non seulement des kinés mais aussi des APA, des ergothérapeutes et les médecins et infirmiers respectifs des patients. J’ai apprécié l’organisation du travail qui favorisait la communication entre les soignants et les patients mais aussi entre les soignants eux-mêmes.

En espérant que prenne fin la pandémie et que je puisse revenir un jour travailler à Paris, je voudrais remercier à nouveau Nicole Maurice et l’École d’Assas pour leur soutien.

Ruben Carrasco

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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