Pihla, une étudiante finlandaise à l’École d’Assas

campus Paris Assas kiné podo

Venue d’Helsinki, Pihla a participé à l’organisation de la conférence ENPHE avant de partir en stage kiné dans deux établissements partenaires de l’École d’Assas.

I’m Pihla from Finland and I’m a third-year physiotherapy student from Metropolia University of applied sciences in Helsinki, and I spent the autumn 2018 in Ecole d’Assas, Paris, as an Erasmus+ exchange student. I wanted to come to France because I wanted to learn French and because Paris has always been one of my favorite cities.

I started my journey by volunteering at ENPHE conference with other Assas students. I got to meet other students and to participate in the conference which had many interesting topics. Everybody welcomed me warmly and it was great to have something to do during the first weekend. We helped with the organization of the conference: took care of the cloakroom, carried chairs and served champagne at the evening reception. All and all, I feel like this was the perfect way to start my autumn.

voyage Erasmus Pihla

Pihla avec les étudiantes d’Assas à la conférence ENPHE

My first internship of six weeks was at Centre Cardiologique du Nord, which is a hospital that treats people with cardiovascular diseases. My typical day included attending a lecture with the patients, then some physical activity and afternoons I spent at the wards with one of the physios. We used mostly French, so in the beginning it felt really hard to understand everything, but with a lot of patience (and Google translator) I feel like I made a lot of process and at the end I even instructed couple of group exercises at the gym in French!

Pihla avec l’équipe de l’Ekipe

The second internship, also six weeks, was at a sports physiotherapy clinic called L’Ekipe. We worked with athletes and other physically active people who had musculoskeletal problems. I learned a lot about manual techniques and how to create rehabilitation programs for example patients who have had ACL surgery. Sports have always been close to my heart so internship at L’Ekipe was a great match for me.

I want to thank École d’Assas for the perfect organization of my exchange period. Everything went smoothly the whole time. I also had time to do a lot of tourist stuff and visit places like Disneyland, Louvre and Palace of Versailles. It was surely one of the best autumns I ever had!

Pihla

Stage de rééducation kiné au Danemark

rééducation kiné Danemark

Pour son stage du 5ème semestre de sa formation en masso-kinésithérapie, Juliette est partie au Danemark, dans un service de rééducation du secteur public. Voici quelques-unes des très intéressantes notes qu’elle nous a communiquées à son retour de stage.

J’ai effectué mon stage dans un centre de rééducation publique à Esbjerg, la 5ème ville du pays, qui compte 116 000 habitants. Esbjerg se trouve sur la côte ouest du pays, dans la région du Jutland, au bord de la mer du Nord.

Le centre dépend de la « Kommune », soit à peu près l’équivalent du département en France. Y sont pris en charge les rééducations de patients avec des troubles musculo-squelettiques. L’équipe soignante est composée de 16 kinésithérapeutes. Tous les âges de patients étaient représentés, sauf les jeunes enfants. Tous vivent à domicile, ont été envoyés par un médecin hospitalier, et le nombre de séances par semaine dépend de leur pathologie. L’établissement étant public, les patients n’ont pas besoin de payer les frais, ni même d’avancer les soins. Des séances de balnéothérapie sont organisées, 3 fois par semaine, dans un bassin d’eau chaude de la piscine municipale, juste à côté du centre.

Les stagiaires, à partir du 4ème semestre ont leurs propres patients. J’en ai pris en charge 10, de la première séance avec le bilan à la dernière. Comme je ne parle pas danois, toutes les séances se faisaient en anglais. Il a fallu un petit temps d’adaptation, à la fois pour les patients, pour le reste de l’équipe et pour moi-même. Je pouvais organiser mon emploi du temps comme je le souhaitais. J’avais un temps de régulation avec mon tuteur deux fois par jour : le matin, pour parler de comment je comptais organiser mes séances, et en fin de journée.

Les moyens kinésithérapiques ne varient pas beaucoup entre le Danemark et la France. Les séances s’organisent de la même façon, avec un temps un à un avec le patient pour faire des techniques plus manuelles, puis, si nécessaire, un temps plus en autonomie où le patient suit une liste d’exercices.

D’autres stagiaires, danois, faisaient leur stage au même endroit. Nous avons pu discuter des différences entre nos deux pays. Pour devenir kinésithérapeutes, ils doivent suivre un cursus de 7 semestres à l’université. Ils sont sélectionnés sur dossier et non sur concours. Leur formation est gratuite, et comme tous les étudiants danois, ils reçoivent un « salaire » du gouvernement, peu importe les revenus de leurs parents. Sinon, l’apprentissage se fait de façon assez similaire, avec l’anatomie et la physiologie du corps sain étudiée en premier, suivie des cours sur les différentes pathologies en second lieu.

Mon tuteur m’a organisé des journées d’observation dans d’autres centres pour découvrir d’autre lieux. J’ai pu suivre un kinésithérapeute à l’hôpital, et un autre dans un centre de rééducation pour les amputés et de neurologie. De plus, j’ai participé à une réunion interdisciplinaire avec des étudiants dans d’autres formations paramédicales pour discuter du rôle de chacun dans la prise en charge.

rééducation kiné DanemarkPasser deux mois au Danemark a été une expérience très enrichissante. Certaines situations ont pu sembler longues parce que je ne parlais pas danois, notamment lors de l’observation des séances avec d’autres kinésithérapeutes, mais ça été intéressant de se rendre compte de la petite évolution de ma compréhension de la langue. J’ai beaucoup apprécié avoir mes propres patients, sans supervision lors des séances. Cette autonomie a été très bénéfique, et m’a permis de prendre confiance en moi. Mais ce que je retiens le plus de cette expérience sont les différentes rencontres que j’ai pu faire. C’est toujours incroyable d’échanger avec de nouvelles personnes, que ce soit les kinésithérapeutes, les étudiants danois ou les autres étudiants étrangers faisant des formations totalement différentes. De plus, visiter le Danemark et apprendre à connaître sa culture restera un souvenir parfait.

Juliette, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Des nouvelles du partenariat Erasmus avec l’hôpital Cochin

erasmus cochin

Dans le cadre de la collaboration entre l’École d’Assas et l’hôpital Cochin pour l’accueil de stagiaires Erasmus issus de notre réseau de partenaires internationaux, Tania Torres, kinésithérapeute à Cochin, a participé à la Semaine internationale de l’Université de Tampere en septembre 2018 après avoir supervisé l’accueil de deux étudiantes finlandaises à Cochin en début d’année. Nous lui avons posé trois questions au sujet de ce partenariat avant qu’elle n’accueille de nouveaux stagiaires portugais en janvier 2019.

1) Bonjour Tania, dans quel cadre êtes-vous partie à Tampere ?
L’année dernière, déjà, l’une des cadres de rééducation de notre service avait été invitée à cette semaine internationale de l’université de Tampere et s’y était rendue avec une kinésithérapeute. Suite à cela, début 2018, nous avions reçu à Cochin deux étudiantes finlandaises pour un stage Erasmus promu par l’École d’Assas (lire ici). Quand notre cadre nous a proposé de participer à notre tour à la semaine internationale organisée à Tampere fin 2018, nous avons accepté sans hésiter. Nous nous sommes déplacées avec ma collègue Josette Bertheau et avons donné deux cours sur des sujets que nous traitons habituellement et qui avaient fortement intéressé les étudiantes finlandaises lors de leur stage chez nous car peu voire pas du tout connus en Finlande : l’hypnose analgésique dans le cadre de la prise en charge des douleurs aigues ou chroniques, technique que nous développons sur Cochin depuis quelques années, d’une part ; et les programmes de réentraînement à l’effort dans la prise en charge des lombalgies chroniques de l’autre. Ce second thème, que je traitais, est en effet un domaine d’expertise de l’hôpital Cochin.

Cochin Tampere2) Comment s’est passé votre séjour ?
Le séjour a été bref car nous ne pouvions pas séjourner toute la semaine à Tampere et sommes arrivées en milieu de semaine. Non seulement nous avons été bien accueillies et nos cours aussi, les étudiants se montrant très attentifs à nos enseignements, mais nous avons également eu l’occasion de faire connaissance avec les autres intervenants internationaux : nous étions en effet 15 professionnels issus de 9 pays différents. Surtout, nous avons eu la joie de retrouver sur place nos deux stagiaires. Les revoir dans leur cadre à elles a été très instructif. Cela nous a aussi permis de partager, après-coup, leur ressenti sur leur séjour à Cochin. Quand nous recevons des stagiaires, ils doivent en principe maîtriser les bases de la langue française, ce qui n’était pas le cas pour elles or, en dépit de cette barrière linguistique, nous avions été favorablement surprises de voir plusieurs patients faire l’effort de leur parler anglais pour communiquer avec elles, rendant ainsi leur expérience plus profitable.

3) Précisément, que vous apporte ce partenariat avec l’École d’Assas pour l’accueil d’étudiants étrangers ?
À titre individuel, c’est toujours un enrichissement et un partage d’expérience précieux. À titre professionnel, c’est une ouverture sur le monde de la kinésithérapie mais aussi sur celui de la pédagogie et de la formation à l’étranger. En milieu hospitalier, les patients sont habitués à la présence d’étudiants et nous recevons d’ailleurs des stagiaires issus de la plupart des instituts de formation en kinésithérapie parisiens tout au long de l’année. En revanche, la présence de stagiaires étrangers, ce que permet notre partenariat avec l’École d’Assas, suscite toujours la curiosité des patients. Je travaille en plateau technique de rhumatologie avec des patients principalement hospitalisés pour une prise en charge des pathologies du rachis et Josette est en médecine interne, où elle est amenée à s’occuper de patients présentant des pathologies diverses – aussi bien neurologiques que respiratoires voire des maladies plus rares comme la sclérodermie. Dans les deux cas, des relations ont pu se nouer entre les étudiantes finlandaises et les patients, même quand les patients ne parlaient pas anglais, tant ils étaient désireux d’échanger avec elles. Ce désir crée un climat propice aux soins.
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Sur vos agendas : conférence sur l’homme numérique à Assas

Assas homme numérique

Dans le cadre de sa semaine internationale, l’École d’Assas organise tous les ans une conférence scientifique réunissant des orateurs de renom sur des thématiques en lien avec l’évolution des savoirs et des techniques en rééducation. Le 23 janvier 2019, notre prochaine conférence aura pour thème :

L’Homme Numérique. Nouvelles technologies au service de la rééducation fonctionnelle

Avec un marché estimé à 20 milliards d’objets connectés dans le monde en 2020 et plus de 100.000 applications mobiles (source : Quelle santé pour demain – ouvrage collectif – Alternatives 2014), l’e-santé est déjà une réalité qui impacte l’exercice professionnel et la relation thérapeutique. Les objets connectés santé représentaient en 2013, 80% des objets connectés acquis par les consommateurs (lire ici).

Pour évoquer cette évolution, nous avons choisi des praticiens, des enseignants-chercheurs et des industriels qui travaillent sur ces applications et qui utilisent ces innovations dans leur pratique professionnelle.

La conférence nous permettra de réfléchir tous ensemble, sur comment ces nouvelles technologies influencent le rééducateur– homme numérique lui-même et le patient – homme numérique aussi.

Nous sommes très impatients de vous rencontrer pour cette grande fête de la rééducation connectée.


Informations pratiques

Quand ? Mercredi 23 janvier 2019, de 19:30 à 21:30

Où ? Amphithéâtre de l’Hôpital Européen Georges Pompidou 20, rue Leblanc – 75015 Paris

Inscription gratuite dans la limite des places disponibles

Consultez le programme Conférence Nouvelles Technologies 2019

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