Une Erasmus podo finlandaise à Assas

finlandaise kiné Erasmus podo

Étudiante en troisième année de pédicurie-podologie à Helsinki, Anni vient d’effectuer un séjour Erasmus podo à Paris. Voici le témoignage qu’elle nous a adressés à son retour en Finlande.

En Finlande, les études de podologie durent 3 ans et demi. J’étudie à la Metropolia University of Applied Sciences d’Helsinki et, si tout va bien, j’aurai mon diplôme en décembre 2018.

Je suis moitié Finlandaise et moitié Française. Mon père est Français mais n’a pas beaucoup parlé français avec moi quand j’étais enfant. J’ai donc voulu venir à Paris pour améliorer mon francais mais aussi pour découvrir la podologie en France.

M’exprimer en français a été très difficile. J’ai beaucoup appris et beaucoup progressé. Je suis très heureuse d’avoir pour pu communiquer en français avec d’autres étudiants et notamment avec ma famille française.

J’ai beaucoup appris à l’École d’Assas. J’ai découvert différentes techniques pour faire des soins et prendre en charge des patiens. Les méthodes pour examiner les patients sont différentes de la Finlande mais, généralement, la conclusion est la même.

J’ai trouvé les enseignants très professionnels et de bons exemples à suivre par la suite.

J’ai appris à faire des semelles avec précision. Désormais, je sais comment fabriquer une grande varieté d’éléments pour des semelles. En France, il existe une grande variété de matériaux que nous n’avons pas en Finlande où nous utilisons du plâtre et des éléments déjà prêts (industrialisés). J’ai acquis beaucoup d’informations sur les différents matériaux pour faire des semelles, j’ai enrichi mes connaissances et élargi mes compétences.

finlandaise Erasmus podoIl y a beaucoup de patients à la clinique de l’École d’Assas et les étudiants pratiquent beaucoup plus qu’en Finlande. Dans notre université, la clinique n’ouvre qu’à certaines périodes. La relation avec les patients en Finlande est différente. En plus des semelles, nous prenons en charge les patients avec un programme d’exercices ou de traitements manuels. Par exemple : manipulation des articulations, massage et k-taping.

Pour les soins, nous utilisons les mêmes les instruments qu’en France mais ils ont un usage différent. Par exemple, les lames de gouge sont seulement utilisées en Finlande pour enlever les cors alors qu’en France elles sont utilisées pour le sillon et les ongles incrustés et incarnés.

J’ai également effectué un stage à l’Hôpital de Gonesse, dans le département diabétologie. C’était très intéressant, notamment de voir les ulcères en vrai.

L’expérience la plus marquante de mon séjour a été la semaine internationale. Les cours étaient très intéressants, notamment le cours de M. Matsumoto sur l’examen des muscles et la prise en charge des personnes âgées. J’ai pu découvrir différentes approches et concepts de la podologie au niveau international.

Pour l’avenir, je suggère que les étudiants Erasmus bénéficient de l’aide d’un étudiant référent par année car il est difficile de s’adapter à une culture et à une langue differente. D’autant plus qu’en podologie, le vocabulaire technique est particulier.

Anni, P3, Helsinki

NB : Pendant son séjour, Anni a réalisé un lexique de termes techniques de la podologie finnois-français, qu’elle met volontiers à disposition de futurs étudiants Erasmus+.

>>> Lexique Francais-Finnois de termes en pédicurie-podologie

Erasmus+ jalkaterapia työharjoittelu

Nimeni on Anni ja olen kolmannen vuoden jalkaterapeuttiopiskelija. Opiskelen Helsingissä Metropolian ammattikorkeakoulussa. Suomessa jalkaterapeutin koulutusohjelma kestää kolme ja puoli vuotta. Suunnitelmien mukaan valmistun joulukuussa 2018.
Äitini on suomalainen ja isäni ranskalainen. Ranskankielentaitoni ei ollut sujuva, sillä isäni ei puhunut juurikaan ranskaa, kun olin lapsi. Halusin tulla Ranskaan kehittääkseni ranskankielentaitoani ja nähdäkseni millaista jalkaterapia on Ranskassa.
Aluksi ranskan kieli oli erittäin vaikeaa, mutta ajan kanssa kehityin. Olen tyytyväinen, kun voin kommunikoida ranskaksi asiakkaiden, muiden opiskelijoiden ja eritoten ranskalaisten sukulaisteni kanssa.

Ecole d’Assas on antanut minulle paljon. Olen oppinut mm. uusia tekniikoita hoidollisessa jalkaterapiassa, sekä uusia tutkimusmenetelmiä. Tutkimusmenetelmät Ranskassa ovat erilaisia, kuin meillä Suomessa, mutta usein lopputulos on sama.
Pohjallistietämykseni on rikastunut. Olen oppinut tekemään erittäin yksityiskohtaisia pohjallisia. Suomessa käytämme usein kipsiä tukipohjallisten valmistamiseen sekä tehdasvalmisteisia elementtejä. Nyt osaan tehdä omin käsin paljon erilaisia elementtejä pohjallisiin. Olen oppinut paljon erilaisista pohjallismateriaaleista, joita meillä ei ole Suomessa.

Ecole d’Assasin opettajat ovat oikeita esimerkkejä todellisesta työelämästä ja he ovat erittäin ammattitaitoisia työssään.
Ecole d’Assasin klinikka on aina auki ja siellä on paljon asiakkaita, jonka johdosta opiskelijat voivat harjoitella paljon oikeiden asiakkaiden kanssa. Metropoliassa jalkaterapiaklinikka on avoinna vain tietyn ajan syksyllä ja keväällä.
Tein harjoittelun myös Hôpital de Gonessessa, diabetesosastolla. Tein neurologisia tutkimuksia potilaille ja observoin jalkaterapeuttia, joka hoiti potilaiden diabeettisia jalkahaavoja. Paikka oli mielenkiintoinen ja mielestäni oli hienoa nähdä jalkahaavoja livenä.

Hoidollisessa jalkaterapiassa käytämme kutakuinkin samoja instrumentteja Suomessa ja Ranskassa. Tosin joidenkin instrumenttien käyttö on eri tarkoituksiin. Esim. Suomessa käytämme kouruterää vain känsien poistoon, mutta Ranskassa sillä hoidetaan myös sisäänkasvaneita kynsiä.

Vaihtoni kohokohta oli kansainvälinen viikko, jossa oli paljon kansainvälisiä luennoitsijoita. Luennot olivat mielenkiintoisia, etenkin M. Matsumoton luento ikääntyneiden lihasvoimien testauksesta oli kiehtova. Kansainvälinen viikko avasi silmiäni jalkaterapian monipuolisuudesta.

Toivon että tulevaisuudessa Erasmus+ opiskelijoilla olisi tutor, joka auttaisi sopeutumisessa vieraaseen kulttuuriin ja kieleen, etenkin kun jalkaterapian terminologia on haastava. Tein suomi – ranska sanaston koskien jalkaterapian terminologiaa, joka voi olla hyödyllinen tuleville suomalaisille Erasmus+ opiskelijoille.

 

À Bruxelles, une autre pratique de la podologie

autre pratique podologie

Étudiante en deuxième année à l’Institut de Formation en Pédicurie-Podologie de l’École d’Assas. Insaf Saidi vient d’effectuer un stage Erasmus + de deux mois à la Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles. Elle dresse avec nous un bilan de ce séjour qu’elle a attentivement préparé en amont avec le service international de l’École.

Insaf, comment as-tu choisi ta destination ?
« Ma volonté c’était de ne pas perdre de temps et de m’acclimater très vite vu que la durée définie pour mon stage était de deux mois. Conseillée par Nicole Maurice et Michel Pillu, j’ai donc choisi la Haute École Léonard de Vinci avec laquelle l’École d’Assas entretient de bons rapports. Étudier en Belgique, cela me permettait d’éviter l’obstacle de la langue et de rentrer tout de suite dans le vif du sujet. »

Tu es partie avec un objectif précis ?
« Oui, je voulais découvrir une autre approche de la podologie, en particulier de l’examen clinique et de la fabrication des semelles et, aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le cas en Belgique. En fait, l’enseignement s’y rapproche des méthodes suivies aux États-Unis ou en Espagne et c’est ce qui m’intéressait. »

Quelles différences as-tu observées ?
autre pratique podologie« Tout d’abord, le cadre des études est différent. Elles durent trois ans, comme chez nous, mais sont essentiellement dispensées dans le public, donc plus accessibles, ce qui fait qu’un grand nombre des étudiants que j’ai rencontrés venaient de France ! La Haute École regroupe sur un même site plusieurs filières de santé. La clinique de podologie, par exemple, est fréquentée par les autres étudiants, notamment de sport. Mais c’est surtout l’approche du métier qui change : la prise des mesures est différente, ce qui influe sur la conduite de l’examen clinique ; les techniques mises en œuvre pour la fabrication des semelles – qui, du coup, sont plus coûteuses mais ont une durée de vie plus longue – ne sont pas les mêmes… tout diffère de A à Z. Et c’est exactement ce que je souhaitais découvrir. »

Quels sont selon toi les éléments clés pour réussir son séjour Erasmus ?
« Je dirais tout d’abord : bien le préparer, définir un objectif. Si l’on part sans avoir une idée claire de ce que l’on attend de son stage, mieux vaut rester à la maison. Ensuite, ne pas perdre de temps et savoir s’adapter à un environnement nouveau. Il faut avoir un projet bien défini mais être prêt à le faire évoluer ; ne pas avoir peur de l’imprévisible et, surtout, apprendre des autres, avoir l’esprit ouvert et accepter les divergences. Enfin, il convient de ne pas négliger les détails car c’est à travers les choses qui nous semble banales ou évidentes qu’on apprend le plus. »

À titre personnel, qu’as-tu retiré de ce stage ?
« D’abord, j’ai pu participer aux soins dans des centres médicaux et en cabinet libéral. Ensuite, j’ai pu établir un échange fructueux avec les étudiants français : d’une part, ils m’ont aidé à profiter à fond du stage en m’expliquant comment cela se passait à Bruxelles et, de l’autre, j’ai pu les éclairer sur la formation à Assas et l’exercice du métier en France car la plupart pensent revenir exercer ici. De ces contacts avec les étudiants de Bruxelles est née l’idée d’un congrès inter-étudiants l’année prochaine. Enfin, j’ai pu connaître des professionnels étrangers, me faire des relations et envisager, dans un futur que j’espère proche, des projets communs. »

autre pratique podologie

Grand succès pour la conférence Cerveau et Rééducation

conférence cerveau

Organisée en partenariat avec Kiné Scientifique et Kiné Actualité, la Conférence scientifique d’Assas abordait un thème pointu : l’interaction entre le Cerveau et la Rééducation. Amphi plein, ambiance studieuse, interventions de haute volée : en dépit de l’heure tardive et de la grève des transports qui se profilait, ce fut un succès. Voici quelques mots de l’introduction faite par Michel Pillu, coordinateur de l’événement.

L’idée du cerveau, au sens fonctions supérieures cognitives du terme, nous a semblé une évidence. N’importe quelle prise en charge de quelque patient que ce soit est la rencontre de deux cerveaux, porteurs l’un de technicité kinésithérapique et d’un vécu humain de thérapeute et l’autre d’une histoire humaine de patient.
On voit bien que le champ du sujet « Cerveau et Rééducation » est immense, labyrinthique et source de perplexité pour n’importe quel thérapeute.
L’idée du thème de cette conférence est également en lien avec le bouillonnement actuel des neurosciences. Presque chaque jour, les scientifiques nous apportent de nouvelles informations concernant les liens entre le cognitif et le comportement, entre le savoir et la pensée, entre le cortex et l’apprentissage. Tout cela explique et justifie que l’École d’Assas invite deux chercheurs qui vont nous faire voyager dans l’univers des neurosciences pour le plus grand bien des patients.
L’École d’Assas est donc particulièrement fière d’accueillir ce soir MM. Thomas Osinski et Serge Mesure. Et Pauline Bégué, doctorante à l’ENS, qui nous offrira une respiration philosophique entre leurs deux interventions.

conférence cerveau Thomas Osinski

Kinésithérapeute libéral, Thomas Osinski est doctorant de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Sa thèse porte sur la Neurophysiologie de la Douleur.

conférence cerveau Serge Mesure

Kinésithérapeute, docteur ès sciences de l’Université d’Aix-Marseille, Serge Mesure est directeur de recherches. Ses travaux portent sur la posture, l’équilibre et l’intégration corticale que cela suppose.

Jour 3 : de l’importance de l’anglais médical

anglais médical Assas

International Week, day 3 – The importance of medical English

Pas de semaine internationale sans pratique de l’anglais médical. Pour les professeurs étrangers bien sûr puisque la plupart tiennent leurs cours en anglais, mais aussi pour les étudiants, qu’il s’agisse de ceux de l’IFMK et de l’IFPP de l’École d’Assas comme de la vingtaine d’étudiants étrangers présents ces jours-ci et venus d’Australie, d’Espagne, du Portugal, du Japon, de Suisse et de Finlande.

En kinésithérapie comme en podologie, près de 90 des 121 cours dispensés cette semaine le sont en anglais. D’où l’importance de bien maîtriser l’anglais médical, enseignement auquel l’École d’Assas accorde une grande importance au point d’avoir lancé une formation spécifique – 60h de cours répartis en 8 samedis, de septembre à mars. Ce cours est sous la direction d’Anne Griet Brader, enseignante à l’université de Hanze, aux Pays-Bas.

« La spécificité de la méthode d’Anne, explique Danièle Maille, directrice du site de l’École d’Assas à Saint-Quentin-en-Yvelines, c’est d’être très participative et interactive. Non seulement entre l’enseignant et l’élève mais aussi entre les élèves eux-mêmes, ce qui désinhibe même les plus timides ou les plus hésitants. » L’objectif de cette formation est de permettre à la fois l’accès à la littérature scientifique, toujours plus majoritairement publiée en anglais, mais aussi l’expression orale des élèves, qu’ils soient étudiants ou professionnels diplômés. Et, à en juger par la qualité des échanges au cours de cette semaine internationale, l’apprentissage paie.

Voici le clip de présentation de cette formation, diffusé pour la première fois en exclusivité hier soir, en conclusion de la conférence Cerveau et Rééducation.

>>> Les inscriptions pour l’an prochain sont ouvertes.

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