Assas en 1964, déjà une belle école

Assas kiné

Suite à la parution de son ouvrage, Belles Dames de douleur, nous avons recueilli le témoignage de Guy Meisonnave, masseur-kinésithérapeute et ancien étudiant d’Assas, promo 1964. Nous lui avons demandé de nous faire part de ses souvenirs d’étudiant et de sa vie à l’école.

J’ai reçu votre mail avec plaisir, je garde un grand et bon souvenir de mes études de kiné à Assas de septembre 1962 à juin 1964. J’étais, je crois, le plus jeune de la promo, puisque j’avais 18 ans et demi alors qu’il fallait avoir 19 ans pour entrer. Je ne me rappelle plus combien nous étions en première année mais je sais que nous avions passé l’écrit du diplôme salle Wagram. L’école se trouvait encore rue d’Assas, d’où son nom, face à l’Institut Catholique.

Quitter Quimper pour se retrouver dans le 6ème arrondissement de Paris et dans les hôpitaux parisiens c’est toute une aventure qui m’est encore très présente et j’en garde une certaine nostalgie heureuse.

Mme Bruneaux était une directrice très directive mais faisant preuve d’une grande gentillesse. De temps en temps elle venait calmer la bande de galopins que nous étions et qui chahutaient comme le font tous les galopins. Elle rouspétait pour la forme en fronçant les sourcils, ce qui nous faisait rigoler, en douce, puis nous reprenions nos agaceries avec les filles… C’était correct, pas de harcèlement ni d’abus : nous étions des gens sérieux, éducation quand tu nous tiens…

Il y avait parmi nous des « vieux », des étudiants qui avaient tâté de quelques années de médecine, de pharmacie, de dentaire, qui avaient échoué et venaient remplir nos rangs. Ils voulaient en imposer mais, vous connaissez les jeunots, ils ne se laissent pas facilement embobiner. Bons souvenirs de jeunesse.

J’ai beaucoup travaillé pour réussir. Mon père m’avait dit : « Je te paye tes études, pas les redoublements ». Message reçu et compris… Je l’ai fait et réussi. J’étais très fier, si, si…

Nos enseignants étaient appréciés. J’ai bien aimé Mme Perrin, que j’ai longtemps revue à Capbreton où elle passait ses vacances d’été, avec toujours sa cigarette au bec. M. Fernand Buhour, petit par la taille, grand par le talent. Ces deux-là m’ont donné le goût du massage manuel que j’ai pratiqué assidûment durant 43 ans d’activité. J’ai fait de nombreux stages en massage réflexe que j’utilisais chaque jour, selon les cas.

En entrant en kiné je faisais enfin des études qui m’intéressaient… au lycée, c’était la galere. J’ai choisi de faire kiné grâce à un kiné (je ne savais pas ce que c’était… même dire le mot était compliqué !) qui m’a soigné à Quimper après un accident de sport. Cela m’a beaucoup plu, il m’a convaincu et je me suis décidé pour Assas grâce au Dr Desse qui connaissait cette école. Je ne le regrette pas. Je suis toujours en contact avec un ami de promo, Gérard Faussat, qui vit à Arcachon.

Après le diplôme en juin 1964, il y a eu 16 mois d’armée et j’ai ensuite fait 2 saisons (1966 et 1967) en thalasso à Quiberon avec l’excellent Louison Bobet qui avait créé ce centre, le premier du genre. Un autre bon souvenir puisque c’est là que j’ai connu mon épouse, une autre bonne aventure.

Je me suis installé comme libéral à Morcenx le 2 janvier 1968 (je n’ai donc pas fait la révolution !), puis à Dax en 1988 jusqu’à une retraite heureuse, le 1er avril 2009. Content de son parcours, le kiné-ostéo. Oui, j’ai fait 4 ans d’études ostéo de 1980 à 1984, dont un diplôme de Montréal (Québec) et iridologie Jausas à Estella, (Espagne).

Guy Meisonnave a publié un livre témoignage sur ses 43 années d’exercice libéral de la kinésithérapie et de l’ostéopathie d’abord à Morcenx en Haute-Lande et ensuite à Dax.

Belles dames de douleurs. France Libris. 2018. 12 euros.

Pour acheter le livre contacter l’auteur : gmc.meiso@orange.fr