La formation par l’apprentissage

Elodie-Danican-à-Louis-Mourier-WEB

Le Contrat de Formation par l’Apprentissage permet aux étudiants de suivre leur scolarité tout en étant salariés d’un établissement de santé. L’étudiant qui devient «apprenti salarié», perçoit une rémunération et ses frais de scolarité sont totalement pris en charge par l’établissement employeur.

L’apprenti alterne les cours à l’Institut, les périodes de stage et le temps de présence chez son employeur. Au-delà des aspects financiers de ce dispositif, le CFA permet à l’étudiant apprenti d’avoir un pied dans le monde du travail et de se professionnaliser plus vite. Il n’est plus un simple étudiant mais un salarié en formation.

L’accès à ce dispositif n’est pas automatique. Il faut avoir moins de 26 ans et trouver un établissement qui accepte d’embaucher des apprentis. Pour cela, les étudiants adressent leurs candidatures spontanées aux établissements de leur choix après accord de la direction de l’IFMK.

Suite à la réforme des études de kinésithérapie de 2015, il est désormais possible de poursuivre la formation par l’apprentissage dès la deuxième année et à condition de trouver un employeur.

L’IFMK Assas et son partenaire le CFA ADAFORSS accompagnent les étudiants tout au long de leurs recherches.


Depuis 2009, l’IFMK Ecole d’Assas propose aux étudiants de moins de 26 ans de deuxième troisième et quatrième année de poursuivre leur formation par l’apprentissage.

L’étudiant désireux de s’y engager postule auprès d’établissements (hôpitaux, cliniques, centres de rééducation, IME, etc.) ayant un pôle de masso-kinésithérapie et dans lesquels il souhaiterait débuter sa vie professionnelle après l’obtention du Diplôme d’Etat. De même, l’établissement employeur fait le choix d’un salarié qu’il souhaite fidéliser le plus longtemps possible.

Ainsi, recruté en CDD, l’apprenti devient un salarié à part entière. À ce titre, les lois, règlements et conventions collectives de l’entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu’aux autres salariés. Il perçoit un salaire calculé en fonction de son âge et de son année d’étude. En outre, les frais de scolarité sont payés par l’employeur.

Dans certains cas, la Région Ile-de-France alloue des subventions aux établissements employeurs qui recrutent des apprentis. Ces subventions sont destinées à financer les frais de scolarité.

L’emploi du temps des apprentis est structuré autour de trois grands « temps » : le temps de formation en IFMK, le temps de présence chez son employeur et les stages, l’emploi du temps est par conséquent chargé.

Le calendrier d’alternance est fixé de commun accord entre l’employeur, l’apprenti et l’institut de formation.

CFA esprit

L’esprit du contrat de formation par l’apprentissage

Autrefois dévolus aux métiers de l’industrie, du bâtiment ou du secteur tertiaire, les CFA ont passé le cap de la formation supérieure depuis plusieurs années. Certaines écoles de commerce ont mis en place ce dispositif de même que certaines formations de niveau Master.

Par ailleurs, le contrat de formation par l’apprentissage a été mis en place chez les infirmières depuis une vingtaine d’années.

Notre IFMK s’est engagé dans la formation par l’apprentissage pour plusieurs raisons, chacune étant d’égale importance.

  • Cette option permet tout d’abord, d’atténuer les disparités financières entre étudiants et de réduire la place de « l’emprunt ». Cela permet de limiter le recours à des jobs étudiants sur des métiers ne correspondant nullement à un processus de professionnalisation et réduisant ainsi le temps disponible pour les études.
  • La deuxième raison est formative. Dans ce dispositif, les étudiants « apprentis » (dans le sens d’apprendre) sont suivis tout au long des deux dernières années, par un « maître d’apprentissage », professionnel de terrain formé, très souvent cadre de santé, qui en lien avec l’équipe de direction pédagogique de l’Institut, adapte le suivi à la progression de « l’apprenti ». De plus, salarié et intégré au sein d’un établissement de santé, l’apprenti est perçu comme étant membre à part entière d’une équipe, ce qui lui confère à la fois un statut mais également une reconnaissance. Il participe activement, au-delà de ce que peuvent faire en général les stagiaires, à l’ensemble des activités tant de soins que d’organisation du soin.
  • L’étudiant se professionnalise, il adopte progressivement un nouveau vocabulaire, des attitudes qu’il n’avait pas en tant qu’étudiant stagiaire. La continuité dans un service de soins, l’amène à acquérir de l’autonomie et à travailler avec les autres professionnels de santé.
  • Sur le plan des apprentissages théoriques en IFMK, il devient beaucoup plus actif et curieux car il est amené à réinvestir ces connaissances sur le terrain.
  • Sur le plan de son identité, l’apprenti se sent appartenir à une communauté professionnelle.

Le dispositif mis en place par la Région et le CFA ADAFORSS donne à ces hôpitaux, ces centres de rééducation, des aides leur permettant de résoudre cette pénurie. Une nouvelle politique de recrutement et de fidélisation des ressources humaines semble se mettre en place.

A ce jour, 120 étudiants de l’Ecole d’Assas ont bénéficié de ce dispositif. Le nombre d’hôpitaux, de centres de rééducation et d’étudiants candidats ne cessant de croître, la Région Ile-de-France et le CFA ADAFORSS nous ont assuré leur soutien pour la continuité du déploiement du nombre de contrats.

Pour tout renseignement complémentaire : cfa@ecoledassas.fr

Apprentis

Ludivine, ancienne apprentie (K2-K3) diplômée 2013 (au milieu) entourée d’Aurore et d’Andréa, deux nouveaux apprentis à la Clinique de Bazincourt.

A droite: Benoît, un ancien apprenti K2-K3 à la Clinique du Bourget, aujourd’hui diplômé, assurant la formation d’un étudiant de K3 en apprentissage dans un hôpital francilien.

Témoignages d’étudiants

Estelle DemeursBonjour, Je suis Christelle Nagy-Demeurs MK (diplômée d’Assas 2013).

Je reviens vers vous car je voudrais vous témoigner mon expérience de CFA à l’Hôpital Cochin.

Après avoir travaillé 2 ans en tant qu’Apprentie puis 2 ans post-diplôme et devenue titulaire de l’APHP, je viens de quitter mon poste car je déménage dans une autre région pour suivre mon mari.

J’ai pu bénéficier d’une demi année d’ancienneté (ce qui m’a permis d’être six mois plus tôt à l’échelon 3) grâce aux 2 ans de CFA.

D’un point de vue professionnel :

  • J’ai travaillé sur un plateau technique dont j’ai apprécié l’équipement : vélos, rameurs, presse, tables de traction lombaire et cervicale, pouliethérapie, steppeurs, isocinétisme du tronc et MI, machines de renforcement musculaire MS, MI et tronc avec logiciel ludique de proprioception, cryothérapie, ultra-son et électrothérapie, balnéothérapie avec aquabike, jets massants et tapis de marche motorisé. Difficile de faire mieux.
  • J’ai eu la chance de travailler en collaboration avec différents kinésithérapeutes (âges, pays, formations variées) ce qui était très enrichissant et stimulant.
  • J’ai pu avoir à charge des stagiaires K1, K2 et K3, ce qui est très formateur.
  • J’ai eu l’opportunité d’être formée à la méthode McKenzie par l’Hôpital Cochin et d’avoir passé la Partie A Lombaire McKenzie France (formation, transport et logement payés par l’hôpital). Et j’ai également eu la liberté de pratiquer la méthode sur mes patients.
  • J’ai assisté à des topos mensuels sur la clinique, le diagnostic et la prise en charge des différentes pathologies rencontrées dans le service dans le cadre de la formation continue.
  • J’ai suivi mensuellement les visites médicales avec le professeur Poiraudeau, le professeur Rannou ou le Docteur Lefèvre-Colau puis le chef de service de rééducation et les internes et externes. Ces visites m’ont permis de continuer d’approfondir mes connaissances sur les pathologies en rhumatologie et la lecture des radiologies, scanner et IRM. Ce qui était très intéressant et passionnant.
  • J’ai également approfondi mes connaissances sur la prise en charge globale des patients et le rôle de chaque praticien par le biais des staffs multidisciplinaires hebdomadaires avec médecin, ergothérapeute, orthoprothésiste, podologue, assistante sociale et psychologue.
  • J’ai aussi été envoyée à l’Hôtel Dieu de Paris où j’ai rencontré les collègues de l’école du Professeur Maigne (médecin-MPR-Ostéopathe) qui m’ont ouvert l’esprit sur d’autres formes de prise en charge.
  • J’ai eu l’opportunité de passer à l’émission de TV Allô Docteur de France 5 sur la rééducation post PTG avec le Professeur Rannou de l’hôpital Cochin.

D’un point de vue humain, ça a été une expérience magnifique car j’ai eu la chance de rencontrer mon mari durant cette période passée à l’Hôtel Dieu. Et j’ai aussi rencontré des collègues qui m’ont beaucoup appris et aidé dans ma pratique et qui sont devenus des amis.

Je tiens également à dire la chance que j’ai eue d’avoir des cadres extraordinaires qui m’ont toujours soutenue et encouragée dans chacune de mes démarches (McKenzie) et mes initiatives (atelier danse). C’est pour toutes ces raisons que je suis ravie d’avoir fait cette expérience de CFA et que je recommande l’Hôpital Cochin pour la qualité et l’ambiance de travail et aussi pour le développement professionnel.

Christelle Nagy-Demeurs – Diplômée 2013

Je m’appelle Antoine, je suis actuellement en K3 à l’IFMK Assas. Mon parcours CFA a débuté alors que j’étais encore en école préparatoire. J’ai entendu parler de ce dispositif et à ce moment là, Assas était le seul institut accessible par concours PCB chez qui on pouvait en bénéficier. Dès le début de ma première année, j’ai donc commencé à chercher un employeur, et c’est au mois de mars que j’ai obtenu une réponse positive du Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges (94). 

Mon premier stage chez l’employeur a eu lieu au mois de juillet qui suivait. J’avais hâte de commencer car l’entretien m’avait rendu très enthousiaste, et en même temps, je me sentais légèrement stressé car effectivement, j’allais rencontrer mes futurs collègues. L’équipe a su très vite me mettre à l’aise, avec le souci de bien faire par rapport à moi, et d’apporter ce qu’il pouvait pour optimiser ma formation. D’une part, pour que je sois prêt pour travailler à Villeneuve dès l’obtention de mon diplôme et, d’autre part, pour que je sois un masseur-kinésithérapeute accompli. 

En effet, même si la plupart de mes périodes de stage ont lieu chez mon employeur, l’équipe se montre favorable à l’idée que je puisse profiter de stages à l’extérieur, non seulement pour compléter mon parcours de stage, mais aussi pour rencontrer d’autres cultures professionnelles. Enfin, l’équipe de Villeneuve se trouve au premier plan pour voir les progrès que j’accomplis entre deux périodes de stage, et sait cibler les éléments sur lesquels elle peut me faire progresser. Tout cela me permet de bénéficier en somme, d’une formation complète et même approfondie vis-à-vis des spécialités que possède l’employeur. 

Évidemment, parmi les avantages liés au CFA, on trouve aussi l’importante aide financière apportée par l’employeur. Celle-ci permet d’obtenir une stabilité et une sérénité face au coût des études. Elle apporte en plus la liberté de se lancer dans différents projets, ce qui est une chance surtout lorsque l’on est encore étudiant, et que l’on a en plus un travail assuré une fois le diplôme obtenu. 

L’avantage d’être à Assas pour un étudiant en CFA, c’est que l’on y trouve une vrai savoir-faire vis-à-vis de ce dispositif qui existe depuis 2009. En tant qu’étudiant, on se sent soutenu, autant par l’administration que par les autres camarades de promotion qui sont de plus en plus nombreux à y avoir recours. 

Je suis donc entièrement satisfait de mon statut d’apprenti au Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges, qui a su répondre à mes attentes et même plus.

Antoine, K3 – 2015 – 2016

Je vous fais part de mon expérience d’apprentie kinésithérapeute. Je suis actuellement diplômée d’Etat de masseur kinésithérapeute depuis cette année et j’exerce à la clinique de SSR de la Jonquière dans le 17ème arrondissement de Paris où j’ai réalisé un contrat de formation en apprentissage (CFA).

Le CFA permet de financer une ou plusieurs années scolaires, ici de kinésithérapie, en contre partie d’une ou de plusieurs années de travail garanties dans l’entreprise. Ces périodes de travail étant rémunérées.

Pendant l’année de kiné, il n’est pas aisé de placer ces temps de travail en entreprise. Il faut donc les réaliser lors des vacances et des périodes de stages. Pour une année de CFA de K3, 13 semaines sont à consacrer à l’entreprise. Le statut de l’étudiant est celui d’un apprenti, c’est-à-dire entre le stagiaire et le diplômé.
Le plus dur reste de trouver une entreprise qui vous convienne et qui propose un CFA. Mais ce procédé se faisant de plus en plus connaître, plus d’établissements sont intéressés. 

Au tout début, je réalisais ce CFA dans le but de me faire financer ma dernière année d’étude et de me donner plus d’expériences pratiques. La patientèle de cette clinique étant des personnes âgées (moyenne d’âge : 85 ans) je ne m’attendais pas à apprendre énormément notamment sur l’orthopédie. Je suis donc arrivée en voulant tout de suite travailler, faire du remplacement. J’ai eu alors la responsabilité d’un service sous l’autorité du Maître d’Apprentissage masseur-kinésithérapeute. Ce qui m’a obligée à gérer seule mes patients (pas le droit de choisir les patients les plus intéressants !), de m’insérer dans l’équipe soignante (médecin, infirmière, aides soignants et autres rééducateurs : ergothérapeute et psychomotricienne) et d’assurer les staffs en tant que Kiné du service. Cela était impressionnant au début de prendre la parole, de donner son avis (l’avis du kiné) mais très vite, c’est devenu naturel et on m’a considéré de suite comme professionnelle. En plus d’un stage, cette expérience m’a appris à avoir confiance en mes capacités et savoirs et à être professionnelle vis-à-vis des patients et vis-à-vis des équipes.

De plus, avoir un aperçu (de 13 semaines) sur le futur lieu de travail permet d’apprendre à connaitre les différentes équipes, les futurs collègues, et de s’intégrer facilement dans le système. Lorsque je suis arrivée avec mon statut de diplômée, on m’a tout de suite intégrée (vu que je l’étais déjà !).
D’un point de vue pratique, le CFA permet d’acquérir plus d’ancienneté dans l’établissement (je suis diplômée depuis juillet 2010 mais salariée depuis novembre 2009 !) et c’est également un plus dans le CV.

Cette expérience, je la conseille à tous les étudiants. Elle sacrifie, certes, une année de travail en salariat pour tout ceux qui souhaitent faire du libéral, et des vacances, mais elle permet de rentrer en douceur dans le monde du travail, donne plus d’expérience professionnelle (pas seulement pratique) et puis bien sûr elle permet le financement des années onéreuses de kiné !

Bon courage à tous pour votre scolarité !

Gwenaëlle – Diplômée en 2010

Photo CFA Laval

Une apprentie sous l’œil attentif de son maître d’apprentissage

Pour ma part, la mise en place du dispositif de formation par alternance CFA en kinésithérapie a été une réelle bonne surprise. Il signifiait une autonomie financière et une entrée anticipée dans le monde du travail. Pour autant, je souhaitais rester le plus polyvalent possible au cours de ma formation initiale et de mes premières années d’exercice.

La Clinique de Soins de Suite et Réadaptation du Bourget s’est avérée être l’établissement idéal pour cet apprentissage. Il correspondait tout à fait à l’orientation que je souhaitais donner à mon projet professionnel. A l’exception de la pédiatrie, tous les champs disciplinaires de la kinésithérapie s’y trouvaient regroupés.

Lors de mon arrivée à la Clinique du Bourget, j’ai découvert un monde nouveau, celui de l’entreprise. Il apporte à l’étudiant en kinésithérapie un tout autre point de vue. Rapidement, l’étiquette d’étudiant s’efface pour laisser place aux responsabilités. J’ai très vite bénéficié d’une certaine autonomie dans la prise en charge des patients mais aussi dans la gestion des tâches administratives. Ce n’est plus un tuteur qui me conseille mais des confrères qui gardent un œil bienveillant sur moi.

Je suis vite intégré à l’équipe de rééducateurs qui m’accordent leur confiance. La participation aux réunions de service m’a permis d’envisager la gestion d’un établissement sous un autre angle. Les relations avec les autres professionnels de santé me font mieux appréhender la place du kinésithérapeute dans le système de soins. 

Sur le plan des apprentissages, le nombre d’heures effectuées, en plus du parcours de stage habituel, m’a permis de stabiliser des acquis et de découvrir de nouvelles techniques. J’ai pu suivre des formations internes, réalisées au sein de l’établissement, qui ont aiguisé ma curiosité.

J’ai ainsi réalisé un aller retour permanent entre l’enseignement dispensé à l’IFMK et la pratique appliquée au quotidien.

Un an après avoir intégré le dispositif CFA, je considère que la principale difficulté réside dans le fait de n’avoir que très peu de temps de repos. La deuxième année, déjà très dense sur le plan de l’enseignement, est un véritable marathon qui impose une bonne gestion de son temps. Mais le temps et l’énergie investis dans l’apprentissage représentent peu, en regard de ce que m’a apporté celui-ci. Vous l’aurez compris, je recommande vivement la formation par alternance qui représente, à mes yeux, un réel bénéfice pour la formation et la profession. 

Benoît – K3 2010 – 2011

Lorsqu’on m’a parlé du CFA, j’étais mitigée. Certes, l’avantage financier est très alléchant mais les contraintes sont importantes : pas de vacances pendant au mois un an, assiduité en cours, un emploi du temps très structuré autour du travail, des stages, des cours, des révisions, de la vie personnelle, et une concentration importante en cours car le temps de travail à la maison est réduit.

Mais tout ceci a été balayé par les nombreux avantages qu’offre le CFA.

Aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix car la richesse de l’alternance contre balance tous ces inconvénients.

En effet, la rédaction de mon CV, de ma lettre de motivation ainsi que la recherche de l’entreprise et les entretiens, m’ont permis de mettre un pied dans le monde professionnel. Cela m’a permis de mûrir et de me rendre plus responsable. J’ai été également aidée et soutenue par le CFA et l’école dans mes recherches et les différentes étapes du processus.

Mon projet professionnel était de commencer à l’hôpital car c’est un monde que je connais et dans lequel je me sens à l’aise. J’ai la chance d’avoir été admise dans un service où les masso-kinésithérapeutes sont chaleureux et l’ambiance de travail très agréable.

Les périodes de travail me permettent de pratiquer plus que les autres élèves qui suivent le cursus normal. Je reçois également des conseils et des avis différents sur les pratiques et les méthodes de travail qui enrichissent ma formation. Ces périodes me permettent de recouper mes connaissances théoriques acquises à l’école avec la réalité sur le terrain. Cela me permet d’intégrer plus facilement les informations données en cours. Le CFA permet de mettre en lien les savoirs théoriques et pratiques. Je fais appel en permanence à mes savoirs théoriques face à la responsabilité qui est la mienne devant les patients.

Mon assiduité en cours me permet d’être armée devant les patients. A l’hôpital, je rencontre des patients avec des pathologies que je n’ai pas encore vues ce qui me motive encore plus pour apprendre.

J’ai remarqué un changement d’attitude envers moi, entre les masseurs-kinésithérapeutes que je peux rencontrer en stage et les masseurs-kinésithérapeutes de mon lieu de travail.

En stage, je suis considérée comme une élève qui ne connait rien à la masso-kinésithérapie. Je suis constamment surveillée et mes moindres gestes et dires sont analysés sans pour autant avoir de retour sur mon travail. A contrario, mes collègues de Cochin me considèrent comme une professionnelle de santé. Ils me font confiance, me forment le mieux possible et me considèrent comme leur égale.

Pour illustrer mes dires j’ai un petit exemple à vous raconter : dans un de mes stages, je me souviens que les stagiaires mangeaient de 12h à 12h30 alors que les masseurs-kinésithérapeutes mangeaient de 12h30 à 13h. Aucun mélange n’était possible. A l’inverse, il m’est arrivé de déjeuner avec mes supérieurs hiérarchiques et de parler de nos vies personnelles respectives comme je pourrais le faire à l’école avec les autres élèves.

On m’a également proposé à Cochin, sans que je ne le demande, d’aller assister à un staff avec des médecins, des infirmières, et des masseurs-kinésithérapeutes. A l’inverse, j’ai demandé dans un stage s’il était possible d’y assister et on m’a répondu que non. C’est dommage car le staff permet de se rendre compte de la prise en charge multidisciplinaire des patients ainsi que d’avoir d’autres informations qui ne sont pas forcément inscrites dans les dossiers médicaux. Cela permet d’avoir un nouveau regard sur le patient et d’affiner sa prise en charge.

Ce qui est agréable dans l’alternance, c’est que je me professionnalise de jour en jour. Quand je mets ma blouse, j’ai vraiment l’impression de faire partie des soignants. Je l’ai remarqué grâce aux regards des patients qui sont étonnés lorsque je leur dit que je ne suis qu’apprentie. Je suis également très contente aujourd’hui lorsque je regarde un dossier et que n’ai plus besoin de demander ce que les mots veulent dire.

L’alternance me permet également d’être opérationnelle tout de suite après l’obtention du diplôme d’Etat car je connaîtrai les méthodes de travail du service, les infrastructures et le type de patient que je rencontrerai.

Pour mes périodes de travail j’ai décidé de travailler un samedi matin sur deux, ce qui permet de rester en contact avec l’hôpital tout au long de l’année et de rencontrer des « urgences kinésithérapiques » très variées.

En conclusion, l’alternance est une formule idéale pour apprendre et je la conseille à tous les étudiants motivés et passionnés par la masso kinésithérapie. 

Anne-Sophie – Diplômée 2012

J’ai signé un contrat d’apprentissage avec un centre de rééducation à la fin de ma K1.

Le premier objectif était financier, le CFA prend en charge mes frais de scolarité et me rémunère un pourcentage du SMIC chaque mois de ma scolarité.

Mais intégrer une équipe, un établissement de façon plus permanente qu’en tant que stagiaire a également été enrichissant. Les stagiaires ne sont pas pris en charge de la même manière que les apprentis qui sont plus impliqués dans le fonctionnement de l’établissement.

Le temps passé dans l’établissement m’a aussi permis d’acquérir de l’expérience et d’être plus autonome dans la prise en charge des patients. Le fait de rencontrer plus de patients et de mieux connaitre les pratiques des kinés et des autres professionnels permet d’avoir des références en matière de pathologies ou de pratiques ce qui aide dans les cours théoriques.

Pour moi, le CFA a été une réussite et m’a apporté beaucoup de satisfactions, mais la difficulté est de réussir à trouver un établissement dans lequel on peut se projeter car c’est un engagement sur 4 ans (si le contrat débute en K2) et il faut être conscient qu’il implique certains sacrifices (moins de vacances et moins de temps pour réviser les évaluations). 

Ludivine – Diplômée 2014

J’ai effectué un CFA à partir de la K3 essentiellement pour des raisons financières. En effet, mon année d’étude a été payée et j’ai perçu un salaire tous les mois pendant cette année. Mais le CFA ne m’a pas seulement apporté cette aide financière non négligeable. J’ai pu au cours de cette année, me professionnaliser progressivement tout en continuant à apprendre. Cela m’a permis aussi de mettre en pratique mes connaissances acquises à l’école de façon plus concrète. Le statut d’apprentie permet bien plus que le statut de stagiaire, d’être confronté à la réalité de notre futur métier. Il permet une meilleure intégration dans l’équipe de rééducation qui nous considère presque, comme des kinésithérapeutes diplômés.

Vanessa – Diplômée 2014