Le centre ESSRIN de Maisons-Laffitte

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Focus sur nos terrains de stage

L’Établissement de soins de suite, de réadaptation et Institut de néphrologie (ESSRIN) de Maisons-Laffitte est un terrain de stage de l’IFMK Assas depuis plusieurs années. Il accueille en général 4 stagiaires par an.

Au cours d’une visite de cet établissement par les équipes de l’IFMK, nous avons fait connaissance avec Sophie Spohr, cadre infirmier en charge du pilotage du service de rééducation et des services de soins. Sa fonction dans l’établissement est particulière puisque c’est à elle que revient de faire appliquer et de transmettre les valeurs d’inter-disciplinarité dans la prise en charge du patient.

Depuis 3 ans, l’ESSRIN a en effet décidé d’améliorer la coordination entre ses équipes soignantes et les rééducateurs (ergothérapeutes et kinésithérapeutes). L’idée est partie du constat que l’échange entre les rééducateurs et les soignants était insuffisants. Le clivage rééducateurs-soignants était à l’origine de nombreux dysfonctionnements dans la prise en charge du patient : conflits, retards dans la prise en charge, manque d’information sur les retours d’examen, etc.

Mettre du liant entre personnel soignant et rééducateurs

essrin Maisons-LaffitteD’un commun accord, il a été mis en place des espaces d’échange entre les soignants et les rééducateurs, de manière à adapter la prise en charge au projet thérapeutique du patient : tous les matins, un kinésithérapeute et un ergothérapeute participent aux staffs de leurs étages respectifs. C’est au cours de ces réunions qu’ils remontent les problématiques en termes de rééducation et de vécu de la rééducation pour chaque patient.

L’intégration des rééducateurs aux staffs s’est révélée très bénéfique : plus grande reconnaissance des rééducateurs, instauration d’un dialogue continu entre soignants et rééducateurs, consultation plus fréquente des rééducateurs par les infirmières à propos de la prise en charge, etc.

L’impact sur les patients est sensible : grâce aux conseils des rééducateurs – en matière de posture pour les kinés et en matière d’usage du matériel adapté pour les ergos –, il y a par exemple beaucoup moins d’accidents lors de la manipulation des patients par le personnel soignant. Les progrès des patients n’en sont que plus grands.

Sophie Spohr parle d’inter-disciplinarité car ce mot traduit la confrontation de différentes approches soignantes, une sorte d’intégration autour d’un seul et même patient.

« Les étudiants en stage sont sensibilisés à cette dimension inter-disciplinaire, explique-t-elle. Pendant leurs stages, ils passent au moins une journée avec les infirmiers et rencontrent les ergos et les aide-soignants. Parfois ils participent aux staffs. On insiste aussi pour qu’ils commencent dès 7 heures du matin pour qu’ils voient qu’entre 7h et 9h il se passe plein de choses qui conditionnent la qualité de la journée de soins. »

Même si les étudiants ont parfois l’impression de perdre leur temps, avides qu’ils sont de pratiquer, cette immersion dans les rouages concrets de l’organisation des soins est essentielle. Elle leur permet en effet « de prendre conscience de la variété d’intervenants/interlocuteurs qui précèdent la prise en charge en rééducation ».

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