Bienvenue aux étudiants de l’Institut Jean Piaget

L’IFMK Assas a le plaisir d’accueillir pour quatre mois, trois étudiants de l’Institut Jean Piaget de Viseu, au Portugal.

Dans le cadre du Programme Erasmus+, Ângela, Samuel et Kevin, seront en stage kiné dans différents établissements de la région Ile-de-France. Etudiants de K4, ils effectuent leur clinicat en France avant de passer les épreuves du diplôme de physiothérapeute en juin au Portugal.

Nous leur souhaitons de profiter pleinement de cette expérience professionnelle !

mobilité Ecole d'Assas

La presse en parle : mobilité au Danemark

mobilité Ecole d'Assas

Le numéro de Kiné Actualité du 9 février 2017 propose un entretien avec l’une des étudiantes de l’IFMK de l’École d’Assas, Mathilde Gourdon. De retour d’un stage de deux mois dans un hôpital des environs de Copenhague, Mathilde témoigne de ce qu’elle a observé et vécu sur place.

Ce qui l’a le plus frappé, c’est l’organisation générale des soins et la présence, auprès de chaque stagiaire, d’un « educational teacher », professeur dévoué entièrement à l’accompagnement des étudiants.

Cet entretien est à lire dans notre nouvelle rubrique « La presse en parle ».

Bonne lecture !

La mobilité au Danemark a été financée avec le soutien de la Commission Européenne. Cette communication n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Le centre ESSRIN de Maisons-Laffitte

essrin Maisons-Laffitte

Focus sur nos terrains de stage

L’Établissement de soins de suite, de réadaptation et Institut de néphrologie (ESSRIN) de Maisons-Laffitte est un terrain de stage de l’IFMK Assas depuis plusieurs années. Il accueille en général 4 stagiaires par an.

Au cours d’une visite de cet établissement par les équipes de l’IFMK, nous avons fait connaissance avec Sophie Spohr, cadre infirmier en charge du pilotage du service de rééducation et des services de soins. Sa fonction dans l’établissement est particulière puisque c’est à elle que revient de faire appliquer et de transmettre les valeurs d’inter-disciplinarité dans la prise en charge du patient.

Depuis 3 ans, l’ESSRIN a en effet décidé d’améliorer la coordination entre ses équipes soignantes et les rééducateurs (ergothérapeutes et kinésithérapeutes). L’idée est partie du constat que l’échange entre les rééducateurs et les soignants était insuffisants. Le clivage rééducateurs-soignants était à l’origine de nombreux dysfonctionnements dans la prise en charge du patient : conflits, retards dans la prise en charge, manque d’information sur les retours d’examen, etc.

Mettre du liant entre personnel soignant et rééducateurs

essrin Maisons-LaffitteD’un commun accord, il a été mis en place des espaces d’échange entre les soignants et les rééducateurs, de manière à adapter la prise en charge au projet thérapeutique du patient : tous les matins, un kinésithérapeute et un ergothérapeute participent aux staffs de leurs étages respectifs. C’est au cours de ces réunions qu’ils remontent les problématiques en termes de rééducation et de vécu de la rééducation pour chaque patient.

L’intégration des rééducateurs aux staffs s’est révélée très bénéfique : plus grande reconnaissance des rééducateurs, instauration d’un dialogue continu entre soignants et rééducateurs, consultation plus fréquente des rééducateurs par les infirmières à propos de la prise en charge, etc.

L’impact sur les patients est sensible : grâce aux conseils des rééducateurs – en matière de posture pour les kinés et en matière d’usage du matériel adapté pour les ergos –, il y a par exemple beaucoup moins d’accidents lors de la manipulation des patients par le personnel soignant. Les progrès des patients n’en sont que plus grands.

Sophie Spohr parle d’inter-disciplinarité car ce mot traduit la confrontation de différentes approches soignantes, une sorte d’intégration autour d’un seul et même patient.

« Les étudiants en stage sont sensibilisés à cette dimension inter-disciplinaire, explique-t-elle. Pendant leurs stages, ils passent au moins une journée avec les infirmiers et rencontrent les ergos et les aide-soignants. Parfois ils participent aux staffs. On insiste aussi pour qu’ils commencent dès 7 heures du matin pour qu’ils voient qu’entre 7h et 9h il se passe plein de choses qui conditionnent la qualité de la journée de soins. »

Même si les étudiants ont parfois l’impression de perdre leur temps, avides qu’ils sont de pratiquer, cette immersion dans les rouages concrets de l’organisation des soins est essentielle. Elle leur permet en effet « de prendre conscience de la variété d’intervenants/interlocuteurs qui précèdent la prise en charge en rééducation ».

essrin Maisons-Laffitte

La déontologie, un atout au service des futurs kinés

déontologie kinésithérapie

Connu comme enseignant du module d’ergonomie par les étudiants de l’IFMK de l’École d’Assas, Frédéric Srour est aussi le président de la commission nationale « Éthique et Déontologie » du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes (CNOMK). À ce titre, nous lui avons demandé de nous expliquer en quoi la déontologie participait de l’avenir de la profession et quel était son regard sur la réforme des études.

Pour résumer le sens de son activité libérale et de son engagement professionnel, Frédéric Srour cite volontiers une phrase empruntée à l’un des maîtres qui l’ont marqué, Joël Barthe, l’un des pères de la kinésithérapie respiratoire : « La connaissance ne vaut que si elle est partagée. » Qu’il s’agisse de son activité de praticien, spécialisé dans les pathologies de l’épaule (pour lesquelles il est expert auprès de la Haute Autorité de Santé et vice-président de la SFRE), de son activité de formateur (en formation initiale comme continue) et d’auteur (il a signé plusieurs articles pour des revues scientifiques et un guide illustré sur la prévention des mauvaises postures au travail comme dans la vie quotidienne) ou de son action au sein de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes, comme Conseiller national et Président du Conseil départemental de Paris, Frédéric Srour n’entreprend en effet rien qui ne soit destiné à être publié, partagé, commenté.

La déontologie, c’est aussi l’affaire des étudiants

Rien de plus naturel pour lui, donc, que de nous accueillir à l’issue d’une journée de travail au Conseil de l’Ordre pour nous parler de déontologie professionnelle. En effet, le Code de déontologie qui régit l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute s’applique aussi aux étudiants en IFMK. Cela est stipulé expressément à l’article R. 4321-52 : « Les dispositions des sous-sections 1 et 2 du présent code sont également applicables aux étudiants en masso-kinésithérapie mentionnés à l’article L. 4321-3. Les infractions à ces dispositions relèvent des organes disciplinaires des établissements et organismes de formation auxquels ces étudiants sont inscrits. » Qu’il s’agisse des « Devoirs généraux des MK » (sous-section 1) ou des « Devoirs envers les patients » (sous-section 2), chaque étudiant kiné est donc tenu de lire, relire et faire siennes ces quelques pages consultables ici.

Définir le périmètre de la profession

Déontologie Srour kinésithérapieLa Commission éthique et déontologie du Conseil de l’Ordre, par les travaux qu’elle soumet au Conseil national de l’Ordre, participe – et c’est l’un de ses aspects les plus méconnus – à la définition du périmètre d’activité de la profession. Par exemple, elle a co-rédigé un « Guide d’information et de prévention contre les dérives thérapeutiques » qui regroupe et présente les avis déontologiques pris par le CNOMK contre des pratiques sans fondement scientifique, ou non encore vérifiées scientifiquement. En luttant contre ces pratiques parfois à la limite de la croyance ésotérique voire du charlatanisme, comme la kinésiologie (avis 2013-03), la commission d’éthique et de déontologie contribue à renforcer la respectabilité scientifique de la profession.

En contrepartie de ces avis négatifs, la Commission propose au Conseil national de l’Ordre d’émettre des avis positifs qui confirment, voire ouvrent, de nouveaux champs d’intervention aux kinésithérapeutes. Récemment, deux avis importants ont été votés par les élus du COnseil national, l’un rappelant que les kinésithérapeutes ont le droit de pratiquer les manipulations vertébrales, qui ne sont donc pas l’exclusivité des ostéopathes (ici) ; l’autre exposant qu’ils sont autorisés à pratiquer l’échographie, une discipline qu’il est donc parfaitement licite et légitime d’investir (ici). Bref, une partie de l’avenir professionnel des étudiants passe par le travail de cette Commission à laquelle Frédéric Srour se consacre avec enthousiasme.

Une réforme au service du raisonnement clinique

déontologie kinésithérapie Frédéric SrourComme membre des instances de la profession, Frédéric Srour a suivi de près la réforme des études de masso-kinésithérapie. Pour lui, au-delà de l’universitarisation, le véritable enjeu de la réforme de la formation initiale c’est l’apprentissage de la réflexion clinique et de l’esprit critique.

« Je l’observe comme formateur et comme représentant de la profession : qu’ils soient étudiants ou en activité, les kinésithérapeutes sont en quête de savoir technique au point, parfois, de ne rien considérer d’autre. Or, il est essentiel que nous sachions, tous, construire et soutenir un raisonnement clinique pour justifier des protocoles que nous mettons en œuvre. L’objectif ultime, c’est que chaque kinésithérapeute soit, demain, à même de concevoir son programme de rééducation et surtout de le justifier. Cela bouleverse certains professionnels que le raisonnement clinique inquiète, et qui se sentent plus rassurés derrière une prescription médicale détaillée. C’est souvent parce qu’ils n’y ont pas été préparés, ni formés. Mais avec la réforme des études, cela doit – et va, j’en suis convaincu – changer. »

« Ce que nous avons obtenu avec la réforme, c’est de passer du statut de technicien à celui d’ingénieur. Et pas simplement parce que le cycle d’études est désormais sur 5 ans, comme tous les Masters, mais surtout, parce que le raisonnement clinique est maintenant reconnu dans le programme des études. Le kinésithérapeute du XXème siècle était un exécutant technicien, celui du XXIème siècle sera expert, clinicien, et ingénieur en santé, comme le prévoit notre nouvelle définition inscrite au Code de la santé publique (art. L. 4321-1). »

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