Aux États-Unis avec Josh Cleland et Dan Fleury

Assas Stage kiné

En stage kiné aux États-Unis, Sarah, Constance et Suzon nous envoient des nouvelles de leur deuxième semaine et de leur rencontre avec Josh Cleland et Dan Fleury.

« Une semaine s’est écoulée depuis notre dernier article. Et quelle semaine !

Nous mettons chaque séance à profit pour ramener dans nos bagages le plus d’idées d’exercices possible. Certains patients sont très sportifs et il est par conséquent passionnant pour nous de suivre leur progression et de nous essayer à certains des exercices qui rythment leur rééducation (avec plus ou moins de succès, il faut bien l’admettre !).

Franklin Pierce University

Assas kinéNous avons également pu pratiquer certaines manipulations (« craquages ») sur les physiothérapeutes ou encore les unes sur les autres grâce à l’enseignement de Dan Fleury et de toute l’équipe. Ainsi, nous avons pu manipuler différentes régions du corps comme le coude, le rachis thoracique, lombaire, et, guidées par les mains expertes de Dan, le rachis cervical. Dan enseigne la pratique à l’université de Joshua Cleland, Franklin Pierce, et a donc été à même de nous expliquer le mouvement à effectuer de manière très pédagogique, de façon à ce que nous prenions conscience de la sûreté de ces gestes qui ne sont pas dangereux si l’on reste dans des amplitudes faibles (de l’ordre de quelques degrés). Il s’agit donc de placer le patient dans une certaine position, puis de faire le mouvement recherché au préalable pour bien situer la fin de l’amplitude de ce mouvement sur le patient, et de ressentir l’arrêt du mouvement et le type de butée. Lorsque le geste est bien maîtrisé, le physiothérapeute accélère alors son mouvement : ce sont donc des manipulations à haute vitesse et faible amplitude. Nous étions surtout préoccupées par l’intégrité des artères vertébrales dans le cas des manipulations cervicales. Cependant Dan nous a rassurées en nous exposant les résultats d’une étude menées sur des cadavres et montrant que pour provoquer une rupture des artères vertébrales ou de la crosse aortique, il fallait appliquer une pression trois fois plus importante que celle que nous exerçons lors de ces manipulations. Cependant, nous avons bien conscience de la nécessité d’être formées à cette pratique, ainsi que – comme lors de toute mobilisation – de l’importance d’avoir une solide connaissance de l’anatomie.
Josh Cleland nous a chaleureusement accueillies dans son université, qui siège dans une ancienne usine à deux pas de la plus importante rivière du New Hampshire. Cet ensemble de bâtisses en briques rouges a su garder charme et authenticité lors de sa reconversion, et c’est avec une admiration certaine que nous avons visité leurs salles de cours et de pratique. Nous avons également eu la chance d’assister à la fin d’un cours de pratique, durant lequel Josh et un autre professeur de l’université ont pu enseigner à une cinquantaine d’élèves de première année les mobilisations du rachis thoracique. Le peu que nous ayons vu nous a semblé très proche de ce que nous avons pu apprendre à Assas ! La méthode d’enseignement diffère cependant de notre école.

Assas kiné

TP à l’Université Franklin Pierce

En effet, avec autant d’élèves à la fois, comment permettre à chacun de voir ce que les professeurs tentent d’illustrer ? Une caméra retransmet donc instantanément les gestes de l’enseignant sur grand écran. De plus, toutes les tables de leur école sont électriques : bienvenue dans l’école du futur !

Durant notre visite de l’université, nous avons rencontré l’une des directrices qui a salué l’initiative de l’école d’Assas de permettre à ses étudiants de découvrir d’autres pratiques à travers le monde, et qui s’est montrée très enthousiaste lorsque Josh lui a parlé de notre semaine internationale qui aura lieu du 19 au 23 mars 2018. Elle a souligné l’intérêt que ce genre de projet apporte à la physiotherapy en général et a même conclu d’un éloquent « we should do that!! ». Et si Assas était aussi une école du futur ? »

Assas kiné

TP avec vidéo en simultané Université Franklin Pierce – New Hampshire

 

 

 

Madagascar accueille un étudiant kiné d’Assas

Madagascar Stage kiné Assas

Jillian, étudiant en troisième année de kinésithérapie, effectue en juillet 2017, un stage kiné à l’hôpital militaire de Antananarivo, capitale de Madagascar. Voici son témoignage depuis la Grande Ile.

Madagascar est un pays grand comme la France et la Belgique réunies et peuplé de 25 millions d’habitants (les malgaches). C’est un pays les plus pauvres du monde malgré de nombreuses ressources naturelles. Le pays est également connu par ses sa flore et sa faune endémique.

Antananarivo Crédit photo Shutterstock

En termes d’infrastructures de soin, le pays est sous équipé mais toutes les grandes villes disposent d’un hôpital. Madagascar compte 260 kinés pour 25 millions d’habitants soit 1 kiné pour 100.000 habitants. A titre de comparaison, en Europe, il y a un kiné pour 9.000 habitants.

Dans les campagnes et les petites villes, les centres de santé de base (mini dispensaires) dispensent les soins pour des problèmes de santé sans grande gravité.

stage kiné étrangerDans la capitale, la kinésithérapie s’étudie à la faculté de médecine après une licence en sciences de la santé. La formation dure 2 ans et sanctionne le grade master.

L’hôpital militaire de Soavinandriana a été fondé en 1889. Il compte un service de kinésithérapie.  La première semaine a été superbe. Je suis encadré par 5 kinésithérapeutes qui se relayent tout au long de la semaine et qui m’ont tout de suite intégré. Il a y une grande diversité de pathologies (neurologie, traumatologie, cardio-respiratoire, traumatologie et pédiatrie). Les kinésithérapeutes travaillent quasi exclusivement avec leurs mains. Il faut être imaginatif et se servir de ses mains contrairement à certains stages en France.

Jillian, K3 2017-2018.

 

 

Félicitations aux diplômés podo de l’Ecole d’Assas

L’Ecole d’Assas félicite tous les étudiants podo qui ont passé avec succès, les épreuves du diplôme d’Etat. Voici le témoignage d’une maman à Emma, Guiliana, Chloé, Ophélie, Emilie, Victorine, Adrien, Alexandre, Florian dit Marquès, Jean-Walid, André et les autres…..

« La rue Félix Faure est en effervescence. On aperçoit d’abord Emma, en bas de chez elle. Elle attend ses parents qui arrivent avec le camion de déménagement. Demain c’est fini.

Devant le 61, déjà beaucoup de parents. Les lauréates portent de jolies tenues d’été.
Victorine illumine la salle de sa belle robe rouge. Les jupes virevoltent aussi légères que des bulles de champagne. Les garçons ont tous oublié leur cravate, sauf un !

Monsieur Beaumont prend la parole. Les élèves tremblent encore devant ce
personnage emblématique de l’école. « C’est d’aller sur l’estrade récupérer mon
diplôme qui me fait peur», me confie l’une d’elles. Le directeur leur rappelle ce parcours qui les a fait grandir, tous arrivés à Assas par défaut car ils avaient échoué au concours de kiné : « On a essayé de faire de vous des adultes fiers de votre métier, on pense avoir gagné ce pari et toute l’équipe des professeurs vous souhaite bonne chance dans votre vie
professionnelle. On ne sera plus à côté de vous, mais on vous a donné les moyens de voler
de vos propres ailes. Donnez-nous de vos nouvelles !».

Et là, commence l’annonce des noms, par ordre alphabétique, suivi des ovations des
potes. Monsieur Beaumont les embrasse tous et leur dit un mot personnalisé à l’oreille. Puis ce sont Mesdames Bouché et Lepert qui les serrent dans leurs bras avant de leur faire
signer le document de validation du précieux sésame. Ils sont ensuite gratifiés d’un chapeau carré en feutre noir fourni par MACSF et dotés d’une offre promotionnelle dans l’espoir qu’ils ouvriront un compte bancaire chez le partenaire de l’école.

A l’annonce des trois derniers noms, on entend déjà les bouchons de champagne qui
sautent au fond de la salle. Tout le monde s’embrasse. Une atmosphère lourde et moite
envahit l’espace. Les gobelets de Canard-Duchêne sont les bienvenus.
Photos individuelles, par deux, par trois, par bandes, avec les profs, sans les profs. Il
faut immortaliser cette amitié. Ils se sont serrés les coudes les jours de résultats. Ils se sont réconfortés dans les moments difficiles, ils ont partagés beaucoup de soirées (très arrosées, trop parfois !!!), ils étaient du BDE et le resteront à jamais.

C’était une belle promo ! ».

Catherine, 7 juillet 2017

Assas Podo

Une apprentie kiné diplômée témoigne

Bonjour. Je suis Lisa, diplômée 2017 et ancienne élève de l’IFMK Assas, site de Saint-Quentin-en-Yvelines. J’ai été apprentie kiné pendant deux ans à la Fondation Mallet à Richebourg.

Le contrat de formation par l’apprentissage m’a semblé intéressant dans un premier temps d’un point de vue financier : il m’a permis de payer mes frais de scolarité et de pouvoir louer un logement à proximité de l’école. Le CFA permet avant tout d’ouvrir les études de kinésithérapie qui sont coûteuses à des étudiants qui ont des moyens plus modestes.

Mais j’ai rapidement pu constater qu’il y a d’autres avantages à prendre un CFA :

  • Obtenir une meilleure expérience de terrain : j’ai pu passer davantage de temps avec des patients, à pratiquer et à apprendre des kinésithérapeutes dans le centre où je travaille.
  • Prendre confiance en moi, devenir plus autonome.
  • Apprendre à connaître mes futurs collègues qui m’ont encadré pendant mon apprentissage.
  • Connaître l’organisation du centre où je vais désormais travailler, ce qui facilitera mon intégration en tant que professionnelle.

Apprentissage apprentie kinéEn contrepartie, il y a bien quelques contraintes mais qui ne pèsent pas lourd comparativement aux avantages :

  • Faire la majorité de ses stages dans la même structure.
  • Avoir peu de vacances mais aussi, du coup, moins de temps pour réviser.
  • Devoir un nombre d’années en tant que salariée pour une durée au moins égale à la période de formation.

Pour pallier à ces inconvénients, je ne peux que recommander de chercher activement une structure qui correspond à vos attentes professionnelles et de faire un CFA dans un établissement qui accueille divers types de patients et de pathologies aussi bien en neurologie qu’en rhumatologie ou dans la spécialité qui vous tente… Choisir aussi de faire un CFA est une décision qui doit être réfléchie : il faut peser le pour et le contre étant donné que c’est un engagement sur du long terme. Le faire ne peut néanmoins être que profitable pour un étudiant qui est sérieux et motivé.

Mon expérience a été grandement positive et je ne peux que conseiller à d’autres étudiants motivés à chercher un CFA.

Aujourd’hui, je me sens plus apte à entrer dans la vie professionnelle et je sais que je serai accompagnée par des kinésithérapeutes compétents qui n’hésiteront pas à m’aider en cas de problèmes ou à répondre à mes questions. Et je les en remercie.

Lisa Lauret – diplômée 2017

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